Dans cet article
- Une PAC air-air monophasée de 5 kW demande un circuit dédié en câble 3×2,5 mm² protégé par un disjoncteur 16 A et un différentiel 30 mA de type A ou F
- Au-delà de 7 kW, la section passe à 3×4 mm² sous disjoncteur 20 A, et certaines unités extérieures nécessitent du 3×6 mm² sur les longueurs supérieures à 25 mètres
- La norme NF C 15-100 impose un circuit spécialisé depuis le tableau : interdiction de piquer l’alimentation sur un circuit existant de prises ou d’éclairage
- Le démarrage du compresseur provoque un appel de courant de 3 à 5 fois l’intensité nominale, d’où l’importance d’un disjoncteur courbe D plutôt que courbe C dans certains cas
- Budget moyen pour le raccordement électrique complet d’une PAC air-air en Isère : 450 à 1 200 € hors pose de la PAC, selon la distance tableau-unité extérieure et l’état du tableau existant
- Un passage en triphasé peut s’imposer quand la PAC dépasse 12 kW ou quand l’abonnement monophasé actuel est déjà saturé
Sommaire
- Pourquoi la PAC air-air exige un circuit dédié
- Section de câble et disjoncteur : le dimensionnement selon la puissance
- Protection différentielle : type A, type F ou type B
- Monophasé ou triphasé : quand faut-il changer d’abonnement
- Cheminement du câble jusqu’à l’unité extérieure
- Adapter le tableau électrique avant l’installation
- Les erreurs fréquentes que je vois sur les chantiers
- Coût du raccordement électrique d’une PAC en Isère
- Liaison frigorifique et câble de pilotage : ne pas confondre
Pourquoi la PAC air-air exige un circuit dédié
Quand un client me demande de raccorder sa nouvelle pompe à chaleur air-air, la première chose que je vérifie, c’est l’état du tableau électrique et la disponibilité d’un départ libre. Car la norme NF C 15-100, qui régit toutes les installations électriques basse tension en France, impose un circuit spécialisé pour chaque appareil de puissance supérieure à 2 200 W. Une PAC air-air, même un petit modèle mural de 2,5 kW thermiques, consomme entre 800 W et 1 500 W électriques au compresseur. Ajoutez le ventilateur de l’unité extérieure et les pics de démarrage : on dépasse largement le seuil.
En pratique, ce circuit dédié part directement du tableau général, avec son propre disjoncteur divisionnaire et sa propre protection différentielle. Interdiction formelle de raccorder la PAC sur un circuit de prises existant, même si la prise est libre et que le calibre semble suffisant. J’ai vu des installateurs frigoristes brancher l’unité extérieure sur une prise du garage avec une simple rallonge. Résultat : déclenchements intempestifs, échauffement du câble encastré en 1,5 mm², et dans un cas à Voiron, un début de fusion de la gaine ICTA derrière la cloison.
Le circuit dédié garantit aussi la sélectivité : si la PAC provoque un défaut, seul son disjoncteur saute, sans plonger toute la maison dans le noir. C’est le même principe que pour un circuit dédié de four ou plaque induction.

Section de câble et disjoncteur : le dimensionnement selon la puissance
Le choix de la section de câble et du calibre de disjoncteur dépend de la puissance électrique absorbée par le groupe extérieur, pas de la puissance thermique restituée. C’est une confusion fréquente. Une PAC annoncée à 5 kW thermiques en mode chauffage n’absorbe que 1,5 à 2 kW électriques grâce à son COP. C’est cette valeur qui détermine le dimensionnement.
| Puissance absorbée | Section câble cuivre | Disjoncteur | Différentiel | Longueur max. recommandée |
|---|---|---|---|---|
| Jusqu’à 2 300 W (≈ 10 A) | 3G 2,5 mm² | 16 A courbe C | 30 mA type A | 25 m |
| 2 300 à 4 600 W (≈ 20 A) | 3G 4 mm² | 20 A courbe C ou D | 30 mA type A ou F | 25 m |
| 4 600 à 5 750 W (≈ 25 A) | 3G 6 mm² | 25 A courbe D | 30 mA type F | 30 m |
| Au-delà de 5 750 W | 5G 2,5 mm² (triphasé) | 16 A tétrapolaire | 30 mA type B | 30 m |
Ces valeurs s’appliquent en câble R2V ou en conducteurs isolés sous gaine ICTA, posés en encastré ou en apparent. Attention à la chute de tension : au-delà de 25 mètres entre le tableau et l’unité extérieure, il faut souvent monter d’une section pour rester sous les 3 % de chute imposés par la norme. Sur une maison en pierre de 200 m² dans le Sud-Isère, j’ai récemment tiré 35 mètres de câble 3G 6 mm² pour une PAC qui n’aurait nécessité que du 4 mm² sur une longueur normale.
Le disjoncteur courbe D tolère un appel de courant au démarrage plus élevé que la courbe C (10 à 14 fois le calibre nominal contre 5 à 10 fois). Les compresseurs Inverter modernes ont des démarrages plus progressifs, donc un disjoncteur courbe C suffit souvent. Mais sur les modèles non Inverter ou les PAC réversibles de forte puissance, la courbe D évite les déclenchements intempestifs au démarrage par grand froid.
Protection différentielle : type A, type F ou type B
C’est le point qui fait le plus débat entre électriciens et frigoristes. La PAC air-air contient un variateur de fréquence (l’onduleur qui pilote la vitesse du compresseur). Ce composant peut générer des courants de fuite à composante continue, que les interrupteurs différentiels classiques de type AC ne détectent pas correctement.
La norme NF C 15-100, dans son amendement A5, impose au minimum un différentiel de type A pour les circuits alimentant un appareil à variateur de fréquence. Mais les fabricants de PAC (Daikin, Mitsubishi, Atlantic, Toshiba) recommandent de plus en plus le type F (anciennement appelé type A-SI), qui offre une immunité renforcée aux déclenchements intempestifs causés par les courants haute fréquence des variateurs.
En résumé :
- Type A : le minimum réglementaire, adapté aux petites PAC Inverter jusqu’à 3,5 kW absorbés
- Type F : recommandé par la plupart des fabricants, obligatoire sur les PAC de plus de 3,5 kW ou en cas de déclenchements intempestifs constatés
- Type B : nécessaire uniquement en triphasé ou sur certaines PAC avec redresseur triphasé intégré
Je pose systématiquement du type F sur les PAC air-air depuis 2021. Le surcoût est d’environ 30 à 50 € par rapport au type A, et ça m’évite les rappels pour déclenchements parasites, surtout en période de grand froid quand le compresseur tourne à pleine charge. C’est la même logique de protection renforcée que celle que j’applique pour les bornes de recharge IRVE.
Monophasé ou triphasé : quand faut-il changer d’abonnement
La majorité des PAC air-air résidentielles fonctionnent en monophasé 230 V. C’est le cas des splits muraux, des multisplits jusqu’à 4 ou 5 unités intérieures, et des gainables de puissance moyenne. Le triphasé n’intervient que dans deux situations précises.
Première situation : la PAC elle-même est triphasée. C’est le cas des modèles au-delà de 12 kW absorbés, souvent des gainables pour grandes surfaces ou des PAC réversibles industrielles. Le fabricant l’indique clairement sur la fiche technique : alimentation 400 V triphasé.
Deuxième situation, plus courante : votre abonnement monophasé est déjà au maximum. Avec un compteur Linky en 12 kVA monophasé (le maximum courant en mono), si vous avez déjà un chauffe-eau, une plaque induction, un four, un sèche-linge et que vous ajoutez une PAC de 3 kW absorbés, les dépassements vont se multiplier. J’en parle en détail dans mon article sur Linky et les dépassements de puissance. Le passage en triphasé permet de monter à 36 kVA et de mieux répartir les charges sur les trois phases.
Le changement d’abonnement chez Enedis coûte environ 160 € TTC pour un passage mono vers triphasé (tarif catalogue 2025). Mais attention : il faut aussi adapter le tableau électrique, le disjoncteur de branchement et parfois le câble d’arrivée entre le compteur et le tableau. Budget supplémentaire : 400 à 800 € de main-d’œuvre et matériel.

Cheminement du câble jusqu’à l’unité extérieure
Le câble d’alimentation part du tableau électrique et doit rejoindre l’unité extérieure de la PAC, souvent posée sur une dalle ou fixée au mur en façade. Ce cheminement mérite autant d’attention que le dimensionnement électrique.
En intérieur, je passe le câble en gaine ICTA (Isolant Cintrable Transversalement Annelé) dans les cloisons et faux-plafonds, exactement comme pour n’importe quel circuit domestique. Quand le chemin est trop long ou trop sinueux, je privilégie le passage en moulure ou goulotte apparente. C’est moins esthétique mais beaucoup plus facile à maintenir, et cela évite de casser les murs pour refaire un passage.
En extérieur, le câble doit être protégé des UV, de l’humidité et des chocs mécaniques. J’utilise du câble R2V (rigide, à double isolation) passé sous tube IRL (Isolant Rigide Lisse) gris ou noir, fixé au mur tous les 40 cm maximum. Le tube IRL doit être étanche aux raccords et orienté vers le bas à la sortie pour éviter les infiltrations d’eau. Sur les maisons en pierre du Vercors ou du Trièves, je contourne souvent les pierres apparentes avec des colliers inox pour éviter de percer la façade plus que nécessaire, une technique similaire à celle que j’emploie pour rénover l’électricité des maisons en pierre.
Point crucial : le câble d’alimentation électrique et les liaisons frigorifiques (tubes cuivre + câble de communication) doivent cheminer ensemble mais dans des conduits séparés. Jamais de câble 230 V dans le même tube que le câble de liaison inter-unités, qui est en très basse tension.
Adapter le tableau électrique avant l’installation
Dans beaucoup de maisons que je visite en Isère, le tableau est déjà complet. Pas un seul module libre. Or, pour une PAC air-air, il faut au minimum 3 modules disponibles : un interrupteur différentiel (si on crée une rangée dédiée) et un disjoncteur divisionnaire. Sur un multisplit avec alimentation séparée pour chaque unité intérieure (rare, mais ça existe chez certains fabricants), il faut un disjoncteur par unité.
Si le tableau est saturé, deux options :
- Ajouter un coffret secondaire (tableau divisionnaire) à côté du tableau principal, alimenté par un disjoncteur dédié du tableau principal. C’est la solution la plus rapide, budget 180 à 350 € pose comprise.
- Remplacer le tableau par un modèle plus grand. C’est l’occasion de remettre l’installation en conformité si elle est ancienne. Comptez 800 à 1 500 € pour un tableau 4 rangées avec repérage complet. J’en profite souvent pour ajouter un fil pilote et un programmateur de chauffage dans la foulée.
Je vérifie aussi systématiquement la mise à la terre. La PAC air-air doit être reliée à la terre via le conducteur de protection (fil vert-jaune) du câble d’alimentation. Sur les installations anciennes, il m’arrive de trouver des prises de terre absentes ou dégradées (résistance supérieure à 100 ohms). Dans ce cas, je replante un piquet de terre ou j’ajoute une boucle en fond de fouille si des travaux de terrassement sont en cours.
Les erreurs fréquentes que je vois sur les chantiers
Après plus de vingt ans sur le terrain en Isère, j’ai accumulé un catalogue d’erreurs récurrentes sur les raccordements de PAC air-air. En voici les plus dangereuses.
Erreur n°1 : brancher la PAC sur une prise standard. Comme je l’ai mentionné plus haut, c’est interdit par la norme. Mais c’est surtout dangereux : la prise n’est pas dimensionnée pour un fonctionnement continu à forte charge, les contacts s’échauffent, et le risque d’incendie est réel.
Erreur n°2 : sous-dimensionner le câble. Certains installateurs utilisent du 1,5 mm² pour économiser quelques euros. Sur une PAC de 3 kW absorbés qui tourne 10 heures par jour en hiver, le câble chauffe et la gaine se déforme. La réglementation française sur les installations basse tension est très claire sur les sections minimales.
Erreur n°3 : oublier le sectionneur extérieur. La plupart des fabricants exigent un interrupteur-sectionneur à proximité immédiate de l’unité extérieure, accessible sans outil, pour permettre la coupure en cas d’intervention de maintenance. Ce n’est pas une obligation NF C 15-100 au sens strict, mais c’est une exigence des notices fabricant, et le non-respect peut annuler la garantie.
Erreur n°4 : utiliser un différentiel type AC. On l’a vu, les courants de fuite à composante continue des variateurs ne sont pas détectés par le type AC. Le risque : une électrocution que le différentiel ne coupe pas.
Erreur n°5 : ne pas vérifier la puissance disponible. Installer une PAC de 4 kW absorbés sur un abonnement 6 kVA, c’est garantir des coupures permanentes. Avant toute installation, je fais un bilan de puissance complet du logement. C’est d’ailleurs la même démarche que pour une installation photovoltaïque en autoconsommation : il faut connaître la consommation réelle avant de dimensionner.

Coût du raccordement électrique d’une PAC en Isère
Les prix que je donne ici correspondent à mes tarifs et à ceux pratiqués par les confrères sérieux du département 38. Ils concernent uniquement la partie électrique, pas la pose de la PAC elle-même ni les liaisons frigorifiques.
| Prestation | Fourchette de prix TTC | Détail |
|---|---|---|
| Circuit dédié simple (tableau → unité, moins de 15 m) | 350 à 550 € | Câble, disjoncteur, différentiel type A, percements, raccordement |
| Circuit dédié long (15 à 30 m) | 550 à 850 € | Section majorée, tube IRL extérieur, colliers inox |
| Ajout coffret secondaire | 180 à 350 € | Coffret 1 rangée, alimentation depuis tableau principal |
| Remplacement tableau complet | 800 à 1 500 € | Tableau 3 ou 4 rangées, remise en conformité, repérage |
| Passage monophasé → triphasé (tableau) | 400 à 800 € | Hors frais Enedis (≈ 160 €), adaptation câblage et protections |
| Mise à la terre (piquet + câble) | 200 à 400 € | Si la terre est absente ou hors norme |
Ces prix incluent la fourniture et la pose. Ils n’incluent pas le diagnostic Consuel (non obligatoire en rénovation simple) ni les éventuelles reprises de maçonnerie. Sur un chantier type en agglomération grenobloise, le raccordement électrique d’une PAC air-air mono-split me prend une demi-journée à une journée. Un multisplit 4 unités avec tableau à refaire, c’est plutôt deux jours.
Pour bénéficier de MaPrimeRénov’ sur la partie PAC, l’installateur de la PAC doit être certifié RGE. La partie électrique seule n’est pas éligible à MaPrimeRénov’, mais elle entre dans le calcul global du devis si elle est réalisée par le même professionnel RGE. Vérifiez ce point avec votre installateur avant de signer, car selon l’information officielle du ministère de l’Économie sur les aides à la rénovation énergétique, le reste à charge peut varier sensiblement.
Liaison frigorifique et câble de pilotage : ne pas confondre
Je termine par un point de confusion fréquent. Le raccordement d’une PAC air-air implique trois types de liaisons distinctes :
- Le câble d’alimentation électrique (230 V ou 400 V) : c’est tout ce qu’on a vu dans cet article. Il part du tableau et alimente le compresseur via l’unité extérieure. C’est du domaine de l’électricien.
- Les liaisons frigorifiques : deux tubes en cuivre (liquide et gaz) qui transportent le fluide frigorigène entre l’unité extérieure et chaque unité intérieure. C’est du domaine du frigoriste.
- Le câble de liaison inter-unités : un câble en très basse tension (souvent 12 V ou 24 V) qui permet la communication entre l’unité intérieure et l’unité extérieure. Il est généralement fourni par le fabricant ou spécifié dans la notice (type 2×0,75 mm² ou 4×0,75 mm² blindé).
Le câble de liaison inter-unités ne doit jamais passer dans le même conduit que le câble d’alimentation 230 V. Les champs électromagnétiques du câble de puissance perturbent le signal de communication et provoquent des codes erreur sur la PAC. En revanche, il peut cheminer dans le même passage que les liaisons frigorifiques, voire être scotché le long des tubes cuivre avant la pose du calorifuge.
Sur les systèmes multisplits, chaque unité intérieure a son propre câble de liaison vers l’unité extérieure. C’est un point à anticiper lors du passage des câbles sous parquet ou dans les combles : prévoyez suffisamment de gaines séparées dès le départ.
Si vous envisagez de coupler votre PAC air-air avec un système de domotique KNX ou Zigbee, sachez que la plupart des PAC récentes disposent d’un module Wi-Fi intégré ou optionnel. Le pilotage se fait alors par le réseau domestique, sans câblage supplémentaire. Mais pour un pilotage par fil pilote ou contact sec, il faudra tirer un câble supplémentaire entre le tableau domotique et l’unité intérieure.
À retenir
- Exigez un circuit dédié depuis le tableau avec disjoncteur et différentiel adaptés : jamais de branchement sur une prise existante
- Vérifiez la section du câble en fonction de la puissance absorbée ET de la longueur du cheminement : au-delà de 25 m, montez d’un cran
- Installez un différentiel type F plutôt que type A pour éviter les déclenchements intempestifs liés au variateur de fréquence du compresseur
- Faites réaliser un bilan de puissance avant l’installation pour vérifier que votre abonnement supporte la charge supplémentaire
- Demandez un devis séparé pour la partie électrique avec le détail des sections, calibres et protections : c’est le seul moyen de comparer sérieusement
Questions fréquentes
Quelle alimentation électrique pour une pompe à chaleur air-air ?
Une PAC air-air nécessite un circuit dédié en câble 3G 2,5 mm² minimum (jusqu’à 2 300 W absorbés) ou 3G 4 mm² (jusqu’à 4 600 W), protégé par un disjoncteur de calibre adapté (16 A ou 20 A) et un interrupteur différentiel 30 mA de type A minimum, idéalement type F. L’alimentation part directement du tableau électrique, sans passer par une prise standard.
Quel disjoncteur pour une pompe à chaleur air-air ?
Pour une PAC air-air monophasée standard (jusqu’à 2 300 W absorbés), un disjoncteur 16 A courbe C suffit. Entre 2 300 et 4 600 W, passez à 20 A. Au-delà, un 25 A courbe D est recommandé pour absorber les appels de courant au démarrage du compresseur. Vérifiez toujours la notice du fabricant qui précise le calibre exact requis.
Peut-on brancher une PAC air-air sur une prise classique ?
Non. La norme NF C 15-100 impose un circuit spécialisé pour les appareils de forte puissance. Brancher une PAC sur une prise de courant classique est interdit, dangereux (risque d’échauffement et d’incendie) et annule la garantie du fabricant. Il faut un raccordement direct au tableau électrique via un câble dédié et des protections adaptées.
Faut-il passer en triphasé pour installer une PAC air-air ?
Dans la majorité des cas résidentiels, non. Les PAC air-air jusqu’à environ 12 kW absorbés fonctionnent en monophasé 230 V. Le triphasé devient nécessaire soit parce que la PAC est elle-même triphasée (modèles de forte puissance), soit parce que l’abonnement monophasé existant est saturé et que l’ajout de la PAC provoquerait des dépassements de puissance.
Quel est le coût du raccordement électrique d’une PAC air-air ?
Comptez entre 350 et 550 € TTC pour un circuit dédié simple (moins de 15 mètres entre le tableau et l’unité extérieure). Pour un cheminement plus long ou un tableau à adapter, le budget monte entre 550 et 1 200 €. Si le tableau doit être entièrement remplacé, ajoutez 800 à 1 500 €. Ces prix concernent uniquement la partie électrique, hors pose de la PAC.
Quel type de différentiel pour une pompe à chaleur air-air ?
Le minimum réglementaire est un différentiel 30 mA de type A. Cependant, les fabricants recommandent le type F (super immunisé) qui résiste mieux aux courants parasites générés par le variateur de fréquence du compresseur. Le surcoût est de 30 à 50 € et évite les déclenchements intempestifs, surtout en période de forte sollicitation hivernale.
Laurent Vidal est artisan électricien indépendant en Isère depuis 2003. CAP et BP d'électricité, certifié RGE et Qualifelec, il intervient sur tout le département 38 en rénovation électrique, mise aux normes NF C 15-100, installations de bornes de recharge et dépannage urgent. Électricien 38 est son carnet technique en ligne.