Dans cet article
- L’étude préalable (puissance disponible, section de câble, distance tableau-borne) conditionne 100 % de la réussite d’une installation IRVE à domicile
- Une borne 7 kW monophasée couvre 80 % des besoins résidentiels et recharge une batterie de 50 kWh en environ 7 heures
- Le budget total d’une installation IRVE en maison individuelle se situe entre 1 200 et 2 800 € TTC pose comprise, avant déduction des aides
- Le crédit d’impôt IRVE de 500 € (plafonné par point de charge) reste en vigueur en 2026, cumulable avec certaines aides locales
- Depuis janvier 2023, toute borne de plus de 3,7 kW doit être installée par un électricien certifié IRVE, sous peine de perdre garantie et aides
- En copropriété, le droit à la prise permet d’installer une borne sur sa place sans vote en AG, mais l’étude technique reste obligatoire
Sommaire
- Pourquoi une étude préalable est indispensable avant toute installation IRVE
- Vérifier la puissance disponible et l’état du tableau électrique
- Choisir la borne adaptée : monophasé, triphasé, puissance et connecteur
- Les 7 étapes d’une pose IRVE dans les règles
- Câblage, protections et conformité NF C 15-100
- Combien coûte une installation IRVE complète en 2026
- Aides financières et crédit d’impôt IRVE en 2026
- Cas particulier : borne de recharge en copropriété
En vingt-trois ans de chantiers en Isère, j’ai vu l’installation de bornes de recharge passer d’un sujet confidentiel à ma première source de demandes. Depuis 2022, je pose en moyenne trois à quatre bornes IRVE par mois entre Grenoble, le Voironnais et le Nord-Isère. Et le constat est toujours le même : la réussite d’une installation ne se joue pas le jour de la pose, elle se joue lors de l’étude préalable. Un câble sous-dimensionné, un tableau saturé, une distance mal estimée, et c’est le disjoncteur qui saute au premier hiver quand la voiture charge en même temps que le chauffage. Dans ce guide, je vous détaille chaque étape, de la première visite technique jusqu’à la mise en service, avec les vrais chiffres que je vois sur mes chantiers isérois.
Pourquoi une étude préalable est indispensable avant toute installation IRVE
Installer une borne de recharge, ce n’est pas poser une prise renforcée au mur du garage. C’est raccorder un appareil qui va tirer entre 16 et 32 ampères en continu pendant plusieurs heures. À titre de comparaison, un four électrique tire 20 A par intermittence sur des cycles courts. La borne, elle, maintient sa charge maximale sans interruption.
L’étude préalable sert à répondre à trois questions fondamentales :
- La puissance souscrite est-elle suffisante ? Un abonnement 6 kVA ne permet pas d’alimenter une borne 7 kW en plus du reste de la maison.
- Le tableau électrique peut-il accueillir un départ supplémentaire ? Sur les tableaux anciens que je remplace régulièrement, il n’y a souvent plus une seule place disponible.
- Quelle distance sépare le tableau du point de charge ? Au-delà de 25 mètres, les chutes de tension imposent d’augmenter la section de câble, ce qui fait grimper le budget.
Je réalise cette étude systématiquement avant d’établir un devis. Elle dure entre 45 minutes et 1 h 30 selon la configuration. Je vérifie le compteur Linky (puissance souscrite, courbes de charge), l’état du tableau, la section du câble d’alimentation générale, et je mesure précisément le chemin de câble jusqu’au garage ou à la place de stationnement.
Vérifier la puissance disponible et l’état du tableau électrique
C’est le point de départ technique. La majorité des maisons en Isère disposent d’un abonnement 9 kVA en monophasé. Avec une borne 7 kW (32 A), la puissance totale appelée dépasse largement les 9 kVA dès que le chauffage, le chauffe-eau ou les plaques fonctionnent simultanément.
Dans la pratique, voici ce que je recommande :
- Pour une borne 7 kW monophasée : abonnement minimum de 9 kVA avec délestage, idéalement 12 kVA pour un fonctionnement sans contrainte
- Pour une borne 11 kW triphasée : abonnement 12 kVA triphasé minimum
- Pour une borne 22 kW triphasée : abonnement 18 à 24 kVA triphasé

Le passage à un abonnement supérieur chez Enedis coûte entre 0 et 170 € TTC selon les cas (gratuit si le compteur Linky est déjà posé et que la puissance demandée reste dans sa plage). En revanche, si le câble d’alimentation entre le compteur et le tableau est en 10 mm² aluminium (très courant dans les constructions des années 80-90 en Isère), il faudra le remplacer par du 16 mm² cuivre ou du 25 mm² aluminium. C’est un surcoût que je chiffre entre 300 et 800 € selon la longueur.
Concernant le tableau lui-même, je vérifie qu’il dispose d’un emplacement libre pour un disjoncteur 40 A courbe C et un interrupteur différentiel dédié de type A ou type F. Si le tableau est saturé ou vétuste, je propose son remplacement complet, ce qui sécurise l’ensemble de l’installation et pas seulement la borne.
Choisir la borne adaptée : monophasé, triphasé, puissance et connecteur
Le choix de la borne dépend de trois critères : votre type d’alimentation électrique, votre véhicule, et votre usage quotidien.
| Type de borne | Puissance | Alimentation requise | Temps de charge (batterie 50 kWh) | Prix matériel TTC |
|---|---|---|---|---|
| Prise renforcée (Green’Up) | 3,7 kW | Monophasé 16 A | ~14 h | 80 à 150 € |
| Wallbox 7 kW | 7,4 kW | Monophasé 32 A | ~7 h | 500 à 1 200 € |
| Wallbox 11 kW | 11 kW | Triphasé 16 A | ~4 h 30 | 800 à 1 500 € |
| Wallbox 22 kW | 22 kW | Triphasé 32 A | ~2 h 15 | 1 200 à 2 500 € |
Pour 80 % de mes clients en maison individuelle, la borne 7 kW monophasée est le choix le plus pertinent. On branche le soir, la voiture est pleine le matin. Les bornes 11 kW et 22 kW se justifient pour les gros rouleurs (plus de 80 km/jour) ou les véhicules à grosse batterie (75 kWh et plus).
Côté connecteur, la question ne se pose quasiment plus : le Type 2 est le standard européen. Toutes les bornes que j’installe (Wallbox Pulsar Plus, Schneider EVlink, Hager Witty) sont équipées d’une prise Type 2. Le câble est fourni avec le véhicule ou vendu séparément entre 200 et 350 €.
Un point que je vérifie toujours : le chargeur embarqué du véhicule. Inutile d’installer une borne 22 kW si le chargeur interne de votre voiture ne dépasse pas 7 kW (cas de nombreux modèles d’entrée de gamme). La borne délivrera ce que le véhicule accepte, ni plus ni moins.
Les 7 étapes d’une pose IRVE dans les règles
Voici la séquence exacte que je suis sur chaque chantier IRVE en Isère :
Étape 1 : visite technique et étude de faisabilité. Je relève la puissance souscrite, l’état du tableau, la distance de câblage, le type de paroi (béton, brique, placo), et je photographie chaque point technique. Durée : 45 min à 1 h 30.
Étape 2 : établissement du devis détaillé. Le devis précise le modèle de borne, la section et la longueur de câble, les protections (disjoncteur, différentiel), la nécessité ou non d’un passage en puissance supérieure, et le temps de chantier estimé. Je remets le devis sous 48 heures.
Étape 3 : commande du matériel et demande de modification de puissance. Si un changement d’abonnement est nécessaire, j’accompagne le client dans la demande auprès d’Enedis via son fournisseur d’énergie. Délai : 1 à 3 semaines.

Étape 4 : tirage du câble d’alimentation. C’est souvent l’étape la plus longue. Le câble part du tableau électrique jusqu’à l’emplacement de la borne. En gaine ICTA encastrée, en chemin de câble apparent, ou en tranchée extérieure selon la configuration. Pour une borne 7 kW, j’utilise du câble R2V 3G10 mm² jusqu’à 25 mètres, et du 3G16 mm² au-delà.
Étape 5 : installation des protections au tableau. Je pose un interrupteur différentiel 40 A type A (obligatoire pour les bornes, car elles génèrent des composantes de courant continu) et un disjoncteur courbe C calibré selon la puissance de la borne. Ce circuit est strictement dédié : aucun autre appareil ne doit y être raccordé.
Étape 6 : fixation et raccordement de la borne. La borne se fixe au mur ou sur un pied (en extérieur). Le raccordement se fait selon les prescriptions du fabricant. Je vérifie systématiquement le serrage au couple des connexions, car un mauvais serrage est la première cause d’échauffement sur les bornes.
Étape 7 : mise en service, paramétrage et remise du certificat de conformité. Je teste la charge avec le véhicule du client, je paramètre la programmation horaire (heures creuses), et je remets l’attestation de conformité IRVE ainsi que le Consuel si nécessaire. Ce document est indispensable pour bénéficier du crédit d’impôt et des aides.
Câblage, protections et conformité NF C 15-100
La norme NF C 15-100 encadre précisément l’installation des bornes IRVE. Voici les règles que j’applique sur chaque chantier :
- Circuit dédié obligatoire : la borne dispose de son propre départ depuis le tableau, avec son propre différentiel et son propre disjoncteur
- Interrupteur différentiel type A minimum (type F recommandé pour les bornes avec régulation électronique) de sensibilité 30 mA
- Disjoncteur courbe C : 20 A pour une borne 3,7 kW, 32 A pour 7 kW, 20 A par phase pour 11 kW, 32 A par phase pour 22 kW
- Liaison équipotentielle : un conducteur de terre dédié relie la borne à la barrette de terre du tableau
- Section de câble minimale : voir le tableau ci-dessous
| Puissance borne | Intensité | Section cuivre jusqu’à 25 m | Section cuivre de 25 à 50 m | Protection différentielle |
|---|---|---|---|---|
| 3,7 kW mono | 16 A | 2,5 mm² | 4 mm² | Type A 30 mA |
| 7,4 kW mono | 32 A | 10 mm² | 16 mm² | Type A 30 mA |
| 11 kW tri | 3×16 A | 2,5 mm² | 4 mm² | Type A 30 mA |
| 22 kW tri | 3×32 A | 10 mm² | 16 mm² | Type A 30 mA |
Un point important que je vois régulièrement mal réalisé par des installateurs non spécialisés : le délestage. Quand la puissance souscrite ne permet pas d’alimenter la borne à pleine charge en même temps que le reste de la maison, un module de délestage (ou la fonction intégrée à certaines bornes connectées) réduit automatiquement la puissance de charge. C’est la solution que je privilégie quand le client ne souhaite pas augmenter son abonnement ; elle évite les disjonctions sans nécessiter de travaux lourds sur l’alimentation générale.
Conformément au décret n° 2017-26 du 12 janvier 2017, toute installation de borne de recharge d’une puissance supérieure à 3,7 kW doit être réalisée par un électricien titulaire de la qualification IRVE délivrée par Qualifelec ou l’AFNOR.
Combien coûte une installation IRVE complète en 2026
Je vais être transparent avec les chiffres que je pratique en Isère. Les prix varient selon la complexité du chantier, mais voici les fourchettes réelles que je constate :

| Poste | Fourchette basse | Fourchette haute | Commentaire |
|---|---|---|---|
| Borne 7 kW monophasée | 500 € | 1 200 € | Wallbox Pulsar, Schneider EVlink, Hager Witty |
| Câblage (matériel + pose) | 250 € | 800 € | Dépend de la distance et du mode de pose |
| Protections tableau | 150 € | 350 € | Différentiel type A + disjoncteur 32 A |
| Main-d’œuvre pose et mise en service | 300 € | 600 € | Demi-journée à journée complète |
| Modification puissance Enedis | 0 € | 170 € | Gratuit avec Linky dans la plage standard |
| Total installation 7 kW | 1 200 € | 2 800 € | Avant aides et crédit d’impôt |
Les cas qui font grimper la facture au-delà de 2 800 € sont rares mais existent : remplacement complet du tableau (ajoutez 800 à 1 500 €), tirage de câble avec passage difficile en maison ancienne (murs en pierre, traversée de vide sanitaire), ou tranchée extérieure de plus de 15 mètres entre le tableau et le garage détaché.
Pour les bornes 11 kW et 22 kW en triphasé, le budget matériel est plus élevé (800 à 2 500 € pour la borne seule), mais le câblage en triphasé avec des sections de 2,5 mm² revient parfois moins cher qu’un monophasé en 10 mm². Le total se situe généralement entre 1 800 et 3 500 € TTC pour une installation 11 kW, et entre 2 500 et 4 500 € TTC pour du 22 kW.
Aides financières et crédit d’impôt IRVE en 2026
Plusieurs dispositifs permettent de réduire significativement le coût d’une installation IRVE. Voici ceux qui s’appliquent en 2026 :
Le crédit d’impôt IRVE : il s’élève à 75 % des dépenses (fourniture et pose), plafonné à 500 € par point de charge. Il concerne les résidences principales et secondaires. Pour en bénéficier, l’installation doit être réalisée par un professionnel qualifié IRVE, et la facture doit détailler séparément le matériel et la main-d’œuvre. Selon le site service-public.fr, ce crédit s’applique directement sur l’impôt sur le revenu.
La TVA à taux réduit de 5,5 % : elle s’applique sur la fourniture et la pose de la borne dans les logements de plus de deux ans, au lieu des 20 % habituels. Sur un chantier à 2 000 € HT, l’économie est d’environ 290 €.
La prime ADVENIR : principalement destinée aux copropriétés et aux entreprises, elle peut couvrir jusqu’à 50 % du coût (plafonnée selon le type d’installation). En maison individuelle, cette aide n’est plus disponible depuis 2023, mais elle reste très intéressante en habitat collectif.
Les aides locales : certaines collectivités isèroises proposent des compléments. Grenoble-Alpes Métropole a ponctuellement mis en place des aides pour les bornes en copropriété. Je recommande de vérifier auprès de l’ADEME et de votre intercommunalité les dispositifs en cours.
En cumulant crédit d’impôt et TVA réduite, une installation de borne 7 kW à 2 000 € TTC revient finalement à environ 1 200 € net pour le propriétaire. C’est un investissement rentabilisé en deux à trois ans par rapport au coût de recharge sur borne publique.
Cas particulier : borne de recharge en copropriété
C’est un sujet que je traite de plus en plus souvent, notamment dans les résidences de l’agglomération grenobloise. La loi prévoit un droit à la prise : tout occupant (propriétaire ou locataire) peut demander l’installation d’une borne sur sa place de parking, et le syndic ne peut s’y opposer que pour un motif technique sérieux.
La procédure est la suivante :
- Envoyer une lettre recommandée au syndic avec le descriptif technique de l’installation souhaitée
- Le syndic dispose de 6 mois pour s’y opposer (motif technique uniquement) ou inscrire la question à l’ordre du jour de l’AG
- En l’absence d’opposition, le copropriétaire peut faire réaliser les travaux à ses frais
L’installation en copropriété présente des contraintes spécifiques que je rencontre régulièrement sur mes chantiers : distance importante entre le TGBT et la place de parking (parfois 50 à 80 mètres), passage en parties communes, nécessité d’un compteur individuel, et conformité du réseau collectif. J’ai détaillé ces aspects dans mon article sur l’installation électrique en copropriété.
En copropriété, je recommande souvent une solution avec compteur individuel (sous-compteur ou compteur Enedis dédié) pour que la consommation de charge soit facturée directement à l’utilisateur. Le pré-équipement IRVE est d’ailleurs obligatoire dans les constructions neuves depuis 2017 (fourreaux et chemins de câble prévus dès la construction), ce qui simplifie considérablement les travaux dans les résidences récentes.
Si votre copropriété envisage une solution collective (infrastructure partagée avec bornes individuelles), la prime ADVENIR peut couvrir une part significative des travaux. C’est la solution la plus économique à l’échelle de l’immeuble, mais elle nécessite un vote en AG à la majorité simple. Pour les aspects liés à la gestion intelligente de la charge (répartition dynamique entre plusieurs bornes), des systèmes de pilotage comme ceux proposés par les fabricants spécialisés permettent d’éviter le surdimensionnement de l’alimentation collective.
Que ce soit en maison individuelle ou en copropriété, le plus important reste de ne pas précipiter l’installation. Une étude sérieuse, un devis détaillé, et un installateur certifié IRVE sont les trois piliers d’une borne qui fonctionnera sans problème pendant quinze ans. Si vous êtes en Isère et que vous avez un projet, je me déplace pour l’étude préalable : c’est la seule façon d’établir un chiffrage fiable adapté à votre configuration.
À retenir
- Faites vérifier votre puissance souscrite et l’état du tableau avant tout achat de borne : un abonnement 9 kVA avec délestage est le minimum pour une borne 7 kW
- Exigez un devis qui détaille la section de câble, le modèle de borne, le type de différentiel et la distance de tirage ; refusez les forfaits globaux sans détail technique
- Vérifiez que votre installateur possède la qualification IRVE (Qualifelec ou AFNOR) : sans elle, pas de crédit d’impôt ni de prise en charge par l’assurance en cas de sinistre
- Cumulez crédit d’impôt (500 €) et TVA à 5,5 % pour ramener le coût net d’une installation 7 kW sous les 1 300 € dans la majorité des cas
- En copropriété, envoyez votre demande de droit à la prise par recommandé au syndic au moins 6 mois avant la date souhaitée d’installation
Questions fréquentes
Peut-on installer une borne de recharge IRVE soi-même ?
Légalement, vous pouvez installer vous-même une prise renforcée de 3,7 kW maximum (type Green’Up). Au-delà de cette puissance, la réglementation impose l’intervention d’un électricien certifié IRVE. En pratique, même pour une prise renforcée, je recommande de faire appel à un professionnel : un mauvais dimensionnement du câble ou du disjoncteur peut provoquer un échauffement dangereux lors de charges prolongées.
Quelle est la différence entre une prise renforcée et une wallbox ?
La prise renforcée (type Green’Up de Legrand) délivre 3,7 kW en 16 A. Elle ressemble à une prise classique mais supporte la charge continue. La wallbox est un boîtier mural qui délivre 7 à 22 kW, avec des fonctions avancées : programmation horaire, délestage, suivi de consommation, et parfois pilotage par application. Pour un usage quotidien, la wallbox 7 kW offre un confort de charge nettement supérieur.
Combien de temps dure l’installation d’une borne IRVE ?
Sur un chantier standard en maison individuelle (tableau en bon état, distance inférieure à 15 mètres), je compte une demi-journée de pose. Si le tableau doit être remplacé ou que le câblage traverse plusieurs pièces, il faut prévoir une journée complète. En copropriété avec un tirage long, le chantier peut s’étendre sur 1 à 2 jours.
La borne de recharge fait-elle disjoncter le compteur ?
C’est le problème numéro un quand l’étude préalable a été bâclée. Si votre abonnement est trop faible par rapport à la puissance de la borne plus les autres appareils, le disjoncteur général saute. La solution est soit d’augmenter la puissance souscrite, soit d’installer un module de délestage qui réduit automatiquement la charge de la borne quand la maison consomme beaucoup. C’est une option que j’intègre systématiquement dans mes devis.
Faut-il un Consuel pour une borne de recharge ?
Le Consuel (attestation de conformité électrique) n’est pas systématiquement exigé pour l’ajout d’une borne sur une installation existante. En revanche, il est obligatoire si l’installation nécessite un nouveau branchement (nouveau compteur, augmentation de puissance avec modification du branchement Enedis). Dans tous les cas, l’installateur IRVE remet une attestation de conformité IRVE qui certifie le respect des normes.
Quelle borne choisir pour une installation en monophasé 7 kW ?
En 2026, les modèles que j’installe le plus en monophasé 7 kW sont la Wallbox Pulsar Plus, la Schneider EVlink Home et la Hager Witty Start. Toutes trois sont fiables, compatibles avec le délestage, et éligibles au crédit d’impôt. Le critère de choix se fait souvent sur les fonctionnalités connectées (application, suivi de consommation) et la disponibilité des pièces détachées en cas de SAV.
Laurent Vidal est artisan électricien indépendant en Isère depuis 2003. CAP et BP d'électricité, certifié RGE et Qualifelec, il intervient sur tout le département 38 en rénovation électrique, mise aux normes NF C 15-100, installations de bornes de recharge et dépannage urgent. Électricien 38 est son carnet technique en ligne.