Depuis que je pose des tableaux électriques en Isère, la question revient à chaque chantier : « Laurent, je suis en 6 kVA, c’est assez ? ». La puissance souscrite sur votre compteur Linky conditionne à la fois le confort d’usage et le montant de l’abonnement. Mal calibrée, elle fait disjoncter le compteur ou gonfle la facture pour rien. En vingt-trois ans de métier, j’ai vu des centaines de foyers payer trop cher ou subir des coupures à répétition simplement parce que personne ne leur avait expliqué comment choisir correctement. Ce guide reprend tout ce que je dis à mes clients avant de toucher au tableau.
Dans cet article
- La puissance du compteur Linky se choisit en kVA (kilovoltampères) par paliers de 3 kVA en monophasé, de 6 à 36 kVA
- Un foyer tout électrique de 100 m² a généralement besoin de 9 kVA, tandis qu’un appartement au gaz de 50 m² se contente souvent de 6 kVA
- Le changement de puissance sur un compteur Linky coûte environ 4,02 € TTC et se fait à distance en moins de 24 heures
- Passer de 6 à 9 kVA représente un surcoût d’abonnement d’environ 30 à 40 € par an selon le fournisseur
- Avant tout changement, vérifiez votre puissance maximale atteinte directement sur l’écran du Linky (touche + puis défilement)
- Un compteur Linky monophasé peut aller jusqu’à 12 kVA ; au-delà, il faut un raccordement triphasé
Sommaire
- Comprendre la puissance d’un compteur Linky
- Comment savoir la puissance de mon compteur Linky
- Tableau des paliers de puissance disponibles
- Choisir entre 6, 9 ou 12 kVA selon votre logement
- Simuler la puissance nécessaire sans calculatrice
- Changer la puissance de son compteur Linky : prix et démarches
- Puissance compteur Linky triphasé : les spécificités
- Compteur qui saute et puissance dépassée : que faire
- Optimiser sa puissance pour réduire la facture
Comprendre la puissance d’un compteur Linky
La puissance souscrite, exprimée en kVA (kilovoltampères), représente la quantité maximale d’électricité que votre installation peut appeler simultanément. Imaginez un tuyau d’eau : le kVA, c’est le diamètre du tuyau. Plus il est large, plus vous pouvez faire couler d’eau en même temps. Mais un tuyau surdimensionné coûte plus cher à l’abonnement.
Avant le Linky, la puissance était réglée physiquement par le disjoncteur de branchement. Il fallait qu’un technicien Enedis se déplace pour modifier le calibre. Avec le compteur Linky, tout se fait à distance : Enedis envoie un signal et la puissance est ajustée en quelques heures. C’est un vrai progrès que je constate sur le terrain, surtout pour les clients qui hésitent à tester un palier inférieur.
En monophasé, la puissance souscrite va de 3 à 12 kVA par paliers de 3. En triphasé, elle monte de 6 à 36 kVA par paliers de 3 également. Selon les données publiées par Enedis sur le compteur communicant, plus de 35 millions de compteurs Linky sont déployés en France, et la majorité des foyers sont en 6 ou 9 kVA.

Comment savoir la puissance de mon compteur Linky
Première chose que je fais en arrivant sur un chantier : vérifier la puissance souscrite. Voici les trois méthodes, de la plus rapide à la plus complète.
Méthode 1 : directement sur le compteur. Appuyez sur le bouton « + » situé sous l’écran du Linky. Faites défiler les informations jusqu’à voir « PUISS SOUSCRITE ». La valeur s’affiche en kVA. C’est la donnée la plus fiable puisqu’elle reflète le réglage en temps réel.
Méthode 2 : sur votre facture d’électricité. Votre fournisseur indique la puissance souscrite dans la rubrique « Caractéristiques de votre contrat » ou « Détail de l’abonnement ». Sur les factures EDF, c’est généralement en première page.
Méthode 3 : sur votre espace client Enedis. En vous connectant sur le site d’Enedis avec votre numéro de PRM (Point de Référence Mesure), vous accédez à l’ensemble des données de votre compteur, y compris la puissance souscrite et la puissance maximale atteinte sur les derniers mois.
Si vous constatez que votre consommation réelle dépasse régulièrement 80 % de la puissance souscrite, c’est un signal d’alerte. À l’inverse, si vous ne dépassez jamais 50 %, vous payez probablement un abonnement trop élevé.
Tableau des paliers de puissance disponibles
Voici le tableau que j’utilise en rendez-vous client pour expliquer les paliers. Les tarifs d’abonnement sont indicatifs (base tarif réglementé EDF 2026) et peuvent varier selon le fournisseur.
| Puissance (kVA) | Type de raccordement | Intensité max (A) | Abonnement annuel TTC (indicatif) | Profil type |
|---|---|---|---|---|
| 3 | Monophasé | 15 | ~115 € | Studio étudiant, résidence secondaire peu équipée |
| 6 | Monophasé | 30 | ~155 € | Appartement 2-3 pièces, chauffage gaz, peu d’électroménager |
| 9 | Monophasé | 45 | ~190 € | Maison 3-4 pièces, chauffage électrique, cumulus |
| 12 | Monophasé | 60 | ~230 € | Grande maison tout électrique, pompe à chaleur, borne de recharge |
| 15 | Triphasé | 25 par phase | ~270 € | Maison avec atelier, gros électroménager professionnel |
| 18 | Triphasé | 30 par phase | ~315 € | Exploitation agricole, petit commerce |
| 24 | Triphasé | 40 par phase | ~400 € | Atelier artisanal, gîte avec équipements lourds |
| 36 | Triphasé | 60 par phase | ~545 € | Bâtiment professionnel, copropriété |
Ce que je constate en Isère : la grande majorité de mes clients résidentiels sont en 6 ou 9 kVA monophasé. Le 12 kVA devient de plus en plus fréquent avec l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques et de pompes à chaleur.
Choisir entre 6, 9 ou 12 kVA selon votre logement
C’est la question que j’entends le plus souvent. La réponse dépend de trois critères principaux : le mode de chauffage, la surface habitable et les équipements gourmands.
Quand 6 kVA suffisent
Un appartement de moins de 80 m² avec chauffage au gaz ou collectif, un ballon d’eau chaude au gaz, et un électroménager classique (lave-linge, réfrigérateur, four, plaques). C’est le cas typique des appartements grenoblois des années 70-80 que je rénove régulièrement. Tant que vous ne lancez pas le four, le lave-linge et le lave-vaisselle en même temps, le 6 kVA tient très bien.
Quand passer à 9 kVA
Dès que le chauffage est électrique (radiateurs, plancher chauffant), le 6 kVA devient insuffisant pour une surface au-delà de 60 m². Un radiateur de 1 500 W dans chaque pièce, un cumulus de 200 litres et les appareils du quotidien, on dépasse facilement les 6 kVA en hiver. Si votre compteur Linky saute régulièrement le soir entre 18 h et 21 h, c’est le signe classique d’un sous-dimensionnement.
Quand le 12 kVA s’impose
Trois situations justifient le 12 kVA : une maison tout électrique de plus de 120 m², l’installation d’une pompe à chaleur avec un compresseur puissant, ou la pose d’une borne de recharge IRVE de 7,4 kW. J’installe de plus en plus de bornes en Isère, et dans la grande majorité des cas, le passage à 12 kVA est indispensable pour éviter les coupures pendant la charge nocturne.

Simuler la puissance nécessaire sans calculatrice
Les simulateurs en ligne proposés par les fournisseurs sont utiles, mais je préfère une méthode terrain que j’applique chez mes clients. Elle est simple et ne nécessite aucun outil particulier.
Étape 1 : listez vos appareils les plus gourmands. Notez la puissance en watts de chaque appareil susceptible de fonctionner en même temps. Les valeurs types :
- Radiateur électrique : 1 000 à 2 000 W par unité
- Cumulus (ballon d’eau chaude) : 1 500 à 2 500 W
- Four électrique : 2 000 à 3 000 W
- Plaques à induction : 2 000 à 7 000 W (mais rarement au maximum)
- Lave-linge en chauffe : 2 000 à 2 500 W
- Lave-vaisselle en chauffe : 1 200 à 2 000 W
- Pompe à chaleur : 1 500 à 4 000 W
- Borne de recharge 7,4 kW : 7 400 W
- Chauffage électrique d’appoint : 1 500 à 3 000 W
Étape 2 : additionnez le pire scénario réaliste. Pas besoin de tout additionner : identifiez le moment de la journée où le plus d’appareils fonctionnent ensemble. Typiquement le soir d’hiver : chauffage + cumulus + cuisine + éclairage.
Étape 3 : appliquez un coefficient de foisonnement de 0,7. Tous les appareils ne tirent pas leur puissance maximale en permanence. Multipliez votre total par 0,7 pour obtenir une estimation réaliste. Si le résultat dépasse 6 000 W (soit 6 kVA), passez au palier supérieur.
Exemple concret : maison de 90 m² en Isère, chauffage électrique (4 radiateurs à 1 500 W = 6 000 W), cumulus 2 000 W, plaques induction 3 500 W, éclairage et divers 500 W. Total brut : 12 000 W. Avec coefficient 0,7 : 8 400 W soit 8,4 kVA. Le palier 9 kVA est le bon choix.
Changer la puissance de son compteur Linky : prix et démarches
C’est l’un des grands avantages du Linky par rapport aux anciens compteurs. Le changement de puissance se fait à distance, sans intervention physique d’un technicien dans la plupart des cas.
Les étapes pour modifier la puissance
- Contactez votre fournisseur d’électricité (EDF, Engie, TotalEnergies ou autre). C’est lui qui transmet la demande à Enedis, pas l’inverse.
- Choisissez le nouveau palier en kVA. Votre fournisseur ajustera votre contrat et votre abonnement en conséquence.
- Enedis modifie la puissance à distance sous 24 à 48 heures. Le compteur Linky reçoit le signal et se reconfigure automatiquement.
- Vérifiez le réglage en appuyant sur la touche « + » du compteur pour confirmer la nouvelle puissance souscrite.
Quel est le prix du changement de puissance ?
Selon le catalogue des prestations d’Enedis validé par la CRE, le changement de puissance à distance coûte environ 4,02 € TTC. C’est un tarif unique, que vous augmentiez ou diminuiez la puissance. Comparez avec l’ancien système où le déplacement d’un technicien coûtait entre 35 et 65 €. Pour en savoir plus sur les frais liés au compteur, consultez mon article sur le prix du compteur Linky.
Attention : si le changement nécessite de passer du monophasé au triphasé (au-delà de 12 kVA), des travaux sur le branchement sont nécessaires. Dans ce cas, il faut compter entre 800 et 1 600 € pour la modification du raccordement, plus l’intervention d’un électricien pour adapter le tableau. C’est un chantier que je réalise régulièrement dans les maisons anciennes du Voironnais ou du Sud-Isère.
Puissance compteur Linky triphasé : les spécificités
Le triphasé reste minoritaire chez les particuliers, mais il concerne encore beaucoup de maisons anciennes en Isère, notamment les fermes rénovées et les propriétés avec des dépendances. En triphasé, la puissance est répartie équitablement sur trois phases. Un abonnement de 18 kVA donne donc 6 kVA par phase, soit environ 30 A par phase.
Le piège classique que je rencontre : un client en 18 kVA triphasé qui fait tout disjoncter alors qu’il ne consomme que 10 kVA au total. Le problème n’est pas la puissance globale mais le déséquilibre entre les phases. Si tous les gros consommateurs (radiateurs, cumulus, four) sont raccordés sur la même phase, celle-ci sature tandis que les deux autres sont sous-utilisées.
Ma recommandation sur le terrain : si vous êtes en triphasé et que vous n’avez pas de besoin spécifique (moteur de machine-outil, pompe de forage puissante), envisagez de repasser en monophasé 12 kVA. La gestion est plus simple, les problèmes de déséquilibre disparaissent, et l’abonnement est souvent moins cher. Le passage triphasé vers monophasé nécessite une intervention d’Enedis sur le branchement et une adaptation du tableau électrique, mais c’est un investissement rentable à moyen terme.

Compteur qui saute et puissance dépassée : que faire
Quand la puissance appelée dépasse la puissance souscrite, le compteur Linky coupe l’alimentation. C’est ce qu’on appelle un dépassement de puissance. Contrairement aux anciens disjoncteurs qui se contentaient de « baisser le levier », le Linky affiche un message « PUISS DÉPASSÉE » sur son écran.
Comment remettre la puissance sur un compteur Linky
La procédure est simple mais elle surprend beaucoup de mes clients la première fois :
- Éteignez un ou deux appareils gourmands pour réduire la charge (radiateur, four, lave-linge).
- Maintenez le bouton « + » du compteur Linky enfoncé pendant 3 à 5 secondes. Le compteur effectue un réarmement automatique.
- Si le compteur ne se réarme pas, vérifiez votre disjoncteur de branchement (le gros disjoncteur en amont du tableau). Il a peut-être déclenché lui aussi. Remettez-le en position haute.
- Si les coupures se répètent, c’est le signe qu’il faut augmenter la puissance souscrite ou mieux répartir vos usages dans le temps.
J’insiste sur un point : un compteur qui saute occasionnellement lors d’un pic exceptionnel (four + lave-linge + sèche-linge en même temps), ce n’est pas forcément un problème de puissance souscrite. C’est parfois juste une question d’organisation. En revanche, si le compteur saute plusieurs fois par semaine, il est temps de revoir le dimensionnement.
Le Linky offre aussi une fonctionnalité que j’apprécie en tant qu’électricien : il enregistre la puissance maximale atteinte (Pmax). En consultant cette donnée, je peux voir exactement à combien de kVA le client a tiré au maximum sur les derniers mois. C’est bien plus précis que les estimations théoriques.
Optimiser sa puissance pour réduire la facture
La différence d’abonnement entre 6 et 9 kVA représente environ 35 € par an. Entre 9 et 12 kVA, comptez environ 40 € supplémentaires. Ce n’est pas énorme, mais sur dix ans, cela représente 350 à 400 € d’économies potentielles si vous êtes surdimensionné.
Voici les stratégies que je recommande à mes clients en Isère pour optimiser leur puissance sans perdre en confort :
Programmez le cumulus en heures creuses. Un ballon d’eau chaude de 2 000 W qui chauffe la nuit ne viendra pas s’ajouter à la pointe du soir. C’est la première action à mener, et elle est souvent suffisante pour rester en 6 kVA. Consultez mon guide sur les heures creuses du compteur Linky pour bien configurer cette option.
Décalez les gros consommateurs. Ne lancez pas le lave-linge pendant que vous cuisinez au four. Avec un peu d’organisation, beaucoup de foyers peuvent descendre d’un palier.
Vérifiez les consommations fantômes. Une surconsommation inexpliquée peut être liée à un appareil défectueux qui tire en permanence. Un vieux cumulus entartré, un radiateur dont le thermostat est bloqué, un vieux congélateur au fond du garage : autant de sources de gaspillage que je détecte régulièrement en intervention.
Investissez dans des équipements performants. Les radiateurs à inertie nouvelle génération consomment 20 à 30 % de moins que les vieux convecteurs « grille-pain ». Ils lissent aussi leur appel de puissance, ce qui réduit les pics.
Utilisez le suivi Linky. L’espace client Enedis vous permet de suivre votre consommation au jour le jour, voire heure par heure. C’est un outil précieux pour identifier les pics et ajuster vos habitudes avant de toucher à la puissance souscrite. Selon le site Service-Public.fr, tout consommateur a le droit d’accéder gratuitement à ses données de consommation détaillées.
Un dernier conseil d’électricien : avant de demander une augmentation de puissance, assurez-vous que votre câblage est correctement dimensionné. Passer de 9 à 12 kVA sur une installation ancienne avec des câbles en 6 mm², c’est possible sur le papier mais risqué si la mise à la terre n’est pas conforme ou si le différentiel 30 mA est absent. Dans ces cas-là, je recommande de faire vérifier l’installation par un professionnel avant toute modification.
À retenir
- Vérifiez votre puissance actuelle en appuyant sur le bouton « + » du compteur Linky et en faisant défiler jusqu’à « PUISS SOUSCRITE »
- Un foyer avec chauffage électrique et plus de 60 m² a presque toujours besoin de 9 kVA minimum
- Le changement de puissance coûte seulement 4,02 € TTC à distance ; n’hésitez pas à tester un palier inférieur pour réduire l’abonnement
- Consultez la Pmax (puissance maximale atteinte) sur votre Linky avant de choisir : c’est la donnée la plus fiable pour dimensionner
- Programmez le cumulus en heures creuses et décalez les gros appareils pour réduire les pics sans changer de palier
Questions fréquentes
Comment savoir combien de kVA j’ai besoin ?
Listez tous les appareils susceptibles de fonctionner simultanément lors du pic de consommation (typiquement un soir d’hiver). Additionnez leurs puissances en watts, multipliez par 0,7 (coefficient de foisonnement), puis divisez par 1 000 pour obtenir les kVA. Choisissez le palier immédiatement supérieur. Par exemple, si vous obtenez 7,2 kVA, optez pour 9 kVA. Pour plus de précision, consultez la puissance maximale atteinte (Pmax) enregistrée par votre compteur Linky.
Si votre logement est chauffé au gaz ou par un système collectif et fait moins de 80 m², le 6 kVA suffit généralement. Dès que le chauffage est électrique (radiateurs, plancher chauffant) ou que la surface dépasse 80 m² avec des équipements gourmands (lave-vaisselle, sèche-linge, plaques induction), le 9 kVA est recommandé. En cas de doute, vérifiez la Pmax sur votre Linky : si elle dépasse régulièrement 5,5 kVA, passez à 9.Comment savoir si 6 ou 9 kVA ?
Trois méthodes : appuyez sur le bouton « + » de votre compteur Linky et faites défiler les informations jusqu’à « PUISS SOUSCRITE » ; consultez votre dernière facture d’électricité dans la rubrique « caractéristiques du contrat » ; ou connectez-vous à votre espace client Enedis avec votre numéro de PRM (anciennement PDL). La valeur est toujours exprimée en kVA.Comment savoir la puissance de mon compteur Linky ?
Après un dépassement de puissance, le Linky affiche « PUISS DÉPASSÉE ». Pour le réarmer : éteignez d’abord un ou deux appareils gourmands (four, radiateur, lave-linge), puis maintenez le bouton « + » enfoncé pendant 3 à 5 secondes. Le compteur se réarme automatiquement. Si le disjoncteur de branchement a aussi déclenché, remettez-le en position haute. Si les coupures se répètent, envisagez d’augmenter votre puissance souscrite.Comment remettre la puissance sur un compteur Linky ?
Contactez votre fournisseur d’électricité (pas Enedis directement). Il transmettra la demande à Enedis, qui modifiera la puissance à distance sous 24 à 48 heures. Le coût est d’environ 4,02 € TTC. Votre abonnement sera ajusté au nouveau palier. Avant de faire la demande, vérifiez que votre installation électrique (câblage, disjoncteur différentiel, mise à la terre) supporte les 60 A correspondant au 12 kVA monophasé.Comment passer de 9 kVA à 12 kVA ?
Oui, en France, le monophasé est limité à 12 kVA (60 A). Si vos besoins dépassent ce seuil, il faut un raccordement triphasé. Ce changement implique une modification du branchement par Enedis (coût entre 800 et 1 600 €) et une adaptation du tableau électrique par un électricien. Le triphasé est courant pour les maisons avec atelier, les exploitations agricoles ou les bornes de recharge puissantes (22 kW).Le passage en triphasé est-il obligatoire au-delà de 12 kVA ?
Oui, le Linky permet des changements de puissance illimités. Chaque modification coûte environ 4,02 € TTC. Certains clients testent un palier inférieur en été (quand le chauffage est éteint) pour économiser sur l’abonnement, puis remontent en hiver. C’est une stratégie pertinente si l’écart d’abonnement justifie les frais de changement.Peut-on changer de puissance plusieurs fois par an ?
Laurent Vidal est artisan électricien indépendant en Isère depuis 2003. CAP et BP d'électricité, certifié RGE et Qualifelec, il intervient sur tout le département 38 en rénovation électrique, mise aux normes NF C 15-100, installations de bornes de recharge et dépannage urgent. Électricien 38 est son carnet technique en ligne.