Dans cet article
- Le tarif réglementé de vente (TRV) a progressé de plus de 50 % entre 2020 et 2026, portant le kWh TTC au-dessus de 0,27 € pour un compteur 6 kVA
- La suppression progressive du bouclier tarifaire et le retour de l’accise sur l’électricité à taux plein expliquent l’essentiel de la hausse récente
- Un ménage français consomme en moyenne 4 500 kWh par an : chaque centime de hausse sur le kWh représente 45 € de surcoût annuel
- Passer d’un chauffage électrique ancien (convecteurs grille-pain) à des radiateurs à inertie programmables permet d’économiser 25 à 40 % sur le poste chauffage
- L’optimisation du tableau électrique et le délestage intelligent réduisent la puissance souscrite et donc l’abonnement mensuel de 5 à 15 %
- Des aides comme MaPrimeRénov’ et les CEE restent mobilisables en 2026 pour financer une rénovation électrique orientée économies d’énergie
Sommaire
- Pourquoi le prix de l’électricité augmente en 2026
- Évolution du prix de l’électricité sur 10 et 20 ans
- Qui est concerné par la hausse et dans quelle mesure
- Prévisions du prix de l’électricité : 2026 et au-delà
- Faut-il rester chez EDF ou changer de fournisseur
- Réduire sa facture grâce à son installation électrique
- Aides financières pour une rénovation électrique en 2026
- Cas concrets : économies réalisées chez mes clients en Isère
Quand un client m’appelle pour un dépannage en Isère, la première chose qu’il me dit en ce moment, ce n’est plus « mon disjoncteur saute », c’est « vous avez vu ma facture EDF ? ». L’augmentation du prix de l’électricité est devenue le sujet numéro un sur mes chantiers. En vingt-trois ans de métier, je n’avais jamais vu une telle accélération. J’ai décidé de poser les chiffres à plat, d’expliquer les mécanismes réels de cette hausse, et surtout de vous donner les leviers concrets qui dépendent de votre installation électrique pour limiter la casse.
Pourquoi le prix de l’électricité augmente en 2026

Pour comprendre l’augmentation du prix de l’électricité, il faut regarder la composition de votre facture. Le kWh que vous payez se décompose en trois grands blocs : le coût de production et de commercialisation (environ 35 à 40 %), les taxes et contributions (environ 35 %), et le tarif d’acheminement via le réseau Enedis (environ 25 à 30 %). Quand l’un de ces postes grimpe, votre facture suit.
Plusieurs facteurs se cumulent en 2026 :
- La fin du bouclier tarifaire : mis en place fin 2021 pour amortir la crise énergétique liée au conflit en Ukraine, le bouclier a été progressivement réduit puis supprimé. Le gouvernement a rétabli l’accise sur l’électricité (ex-CSPE) à son niveau d’avant-crise, soit environ 0,0321 €/kWh, contre 0,001 €/kWh au plus fort du bouclier.
- Le coût de maintenance du parc nucléaire : EDF investit massivement dans le grand carénage de ses 56 réacteurs, avec un programme estimé à plus de 50 milliards d’euros selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Ces coûts se répercutent dans le tarif réglementé.
- Le TURPE en hausse : le tarif d’utilisation du réseau public d’électricité a été revalorisé pour financer la modernisation du réseau et l’intégration des énergies renouvelables.
- L’inflation générale : les coûts de main-d’œuvre, de matériaux et de maintenance ont augmenté, ce qui impacte l’ensemble de la chaîne.
Résultat : au 1er février 2026, le TRV (tarif réglementé de vente) en option base pour un compteur 6 kVA dépasse 0,27 € le kWh TTC. Pour mémoire, il était à 0,1740 € en janvier 2022. L’augmentation cumulée frôle les 55 % en quatre ans.
Évolution du prix de l’électricité sur 10 et 20 ans
Je conserve les factures de mon atelier depuis 2003. Ça me permet de mesurer l’évolution réelle, pas celle qu’on lit dans les prospectus commerciaux. Voici les grandes étapes de l’évolution du prix de l’électricité depuis 20 ans :
| Année | Prix kWh TTC (base 6 kVA) | Hausse vs année précédente | Événement marquant |
|---|---|---|---|
| 2006 | 0,1069 € | — | Ouverture du marché aux particuliers |
| 2010 | 0,1190 € | +3,0 % | Lancement du Grenelle de l’environnement |
| 2014 | 0,1411 € | +5,0 % | Hausse CSPE pour financer le solaire et l’éolien |
| 2018 | 0,1546 € | +1,7 % | Rattrapage tarifaire post-gel |
| 2020 | 0,1597 € | +2,4 % | Année Covid, consommation en baisse |
| 2022 | 0,1740 € | +4,0 % | Bouclier tarifaire activé (crise Ukraine) |
| 2023 | 0,2276 € | +10,0 % | Première hausse post-bouclier (août) |
| 2024 | 0,2516 € | +8,6 % | Réintégration partielle de l’accise |
| 2025 | 0,2567 € | +2,0 % | Accise rétablie à taux plein |
| 2026 | ~0,2720 € | +6,0 % | Hausse TURPE et rattrapage EDF |
Sur 20 ans, le prix du kWh a plus que doublé. Sur les 10 dernières années, la hausse dépasse 75 %. C’est nettement supérieur à l’inflation générale sur la même période (environ 25 % cumulés selon l’indice des prix à la consommation de l’INSEE). L’électricité est devenue un poste budgétaire majeur, et ce n’est plus un sujet réservé aux gros consommateurs industriels.
Qui est concerné par la hausse et dans quelle mesure
Tout le monde est touché, mais pas de la même manière. Sur mes chantiers en Isère, je vois trois profils particulièrement impactés :
Les ménages au chauffage 100 % électrique : un logement de 100 m² chauffé par des convecteurs anciens consomme entre 12 000 et 18 000 kWh par an. À 0,27 €/kWh, la facture annuelle atteint 3 200 à 4 900 €. C’est le profil qui souffre le plus. J’en rencontre beaucoup dans les immeubles des années 1970-1980 autour de Grenoble, où le tout-électrique a été installé sans isolation performante.
Les propriétaires de véhicules électriques : la recharge à domicile reste bien moins chère que la borne publique, mais la hausse du kWh grignote l’avantage. Comptez environ 4 à 5 € pour 100 km en recharge domestique en 2026, contre 2,50 € en 2021. Si vous envisagez l’installation d’une borne, pensez à comparer les tarifications des bornes de recharge pour optimiser votre investissement.
Les personnes seules en petit logement : même avec une consommation modeste, la part fixe de l’abonnement pèse lourd proportionnellement. Pour comprendre ce que représente une facture type, consultez mon article sur le prix d’électricité par mois pour une personne.
Les clients en offre de marché (fournisseurs alternatifs) ne sont pas épargnés : la plupart des offres sont indexées sur le TRV ou suivent les prix de gros, qui ont également augmenté. Il n’existe plus de « bon plan » miracle.
Prévisions du prix de l’électricité : 2026 et au-delà

Est-ce que le prix de l’électricité va continuer d’augmenter ? Malheureusement, tous les signaux convergent vers une hausse structurelle à moyen terme. Voici ce que l’on peut raisonnablement anticiper pour l’évolution du prix de l’électricité jusqu’en 2030 :
- 2026-2027 : la CRE a déjà validé le principe d’une revalorisation du TURPE sur cette période. EDF continue d’investir dans le grand carénage et dans les six nouveaux EPR2 annoncés. Le kWh devrait osciller entre 0,27 et 0,30 €.
- 2028-2030 : la mise en service de Flamanville 3 (enfin stabilisée), le développement de l’éolien offshore et la montée en puissance du solaire pourraient stabiliser les coûts de production. Cependant, les investissements réseau pour intégrer ces sources décentralisées maintiendront le TURPE à la hausse. Plusieurs analystes tablent sur un kWh autour de 0,30 à 0,35 € d’ici 2030.
En résumé, même si la hausse pourrait ralentir, un retour aux prix d’avant-crise est exclu. Le prix de l’électricité en 2010 (0,12 €/kWh) appartient au passé. La stratégie la plus rationnelle, c’est de réduire sa consommation et d’optimiser son installation.
Faut-il rester chez EDF ou changer de fournisseur
C’est une question qu’on me pose chaque semaine. Je ne suis pas conseiller en énergie, mais en tant qu’artisan qui intervient chez des centaines de clients, je vois les conséquences concrètes des différents choix.
Pourquoi rester chez EDF : le tarif réglementé (TRV) reste une référence stable, encadrée par la CRE et l’État. En période de crise, c’est le TRV qui a été protégé par le bouclier tarifaire. Les fournisseurs alternatifs qui proposaient des offres « fixes » à prix cassé en 2021 ont, pour certains, résilié unilatéralement les contrats quand les prix de gros ont explosé. EDF assure aussi la continuité de service et dispose du réseau de techniciens le plus dense. Pour un client en Isère, c’est un vrai avantage en cas de souci sur le compteur ou l’alimentation.
Quand envisager un fournisseur alternatif : si vous trouvez une offre indexée sur le TRV avec un pourcentage de remise garanti (par exemple TRV – 5 %), cela peut valoir le coup. Mais lisez les conditions générales en entier : vérifiez la durée d’engagement, les clauses de révision et les frais de résiliation. Le comparateur du Médiateur national de l’énergie reste l’outil le plus fiable pour confronter les offres.
Mon conseil d’électricien : avant de passer des heures à comparer les fournisseurs pour grappiller 3 % sur le kWh, investissez dans l’optimisation de votre installation. La réduction de consommation est le levier le plus puissant et le plus pérenne.
Réduire sa facture grâce à son installation électrique
C’est là que mon expertise d’électricien prend tout son sens. L’augmentation du prix de l’électricité rend chaque kilowattheure gaspillé plus coûteux. Voici les interventions concrètes que je réalise chez mes clients pour faire baisser la facture :
Optimiser la puissance souscrite
Beaucoup de foyers sont en 9 kVA alors que 6 kVA suffiraient avec un tableau bien organisé. La différence d’abonnement représente environ 40 € par an. Avec un Linky, le changement de puissance est gratuit et instantané. Mais attention : il faut d’abord vérifier que votre installation électrique de chauffage est correctement dimensionnée pour éviter les disjonctions intempestives. Je vérifie systématiquement le nombre de prises par disjoncteur pour m’assurer qu’aucun circuit n’est surchargé.
Installer un délesteur
Le délesteur coupe temporairement les circuits non prioritaires (chauffe-eau, radiateur d’une pièce inoccupée) quand la consommation instantanée approche la limite de l’abonnement. Résultat : vous pouvez rester en 6 kVA au lieu de monter en 9 kVA, et vous lissez votre consommation. Le matériel coûte entre 150 et 300 € ; la pose prend une heure.
Remplacer les convecteurs par des radiateurs à inertie programmables
Les vieux convecteurs « grille-pain » chauffent l’air brutalement, sans régulation fine. Un radiateur à inertie avec thermostat intégré et programmation hebdomadaire consomme 25 à 40 % de moins pour le même confort. Sur un logement de 80 m² avec 5 radiateurs, l’économie annuelle peut atteindre 600 à 1 000 € aux tarifs 2026. Le choix du bon disjoncteur pour chaque circuit est essentiel pour sécuriser cette nouvelle installation.
Passer en heures creuses intelligemment
L’option heures pleines / heures creuses n’est rentable que si vous décalez au moins 40 % de votre consommation en heures creuses (chauffe-eau, lave-linge, sèche-linge, recharge de véhicule). Je programme les contacteurs jour/nuit dans le tableau pour automatiser ce basculement. Si vous avez une borne de recharge, la programmation nocturne est indispensable : consultez mon comparatif des bornes IZI by EDF et des bornes compatibles Renault pour choisir un modèle avec programmation intégrée.

Remettre le tableau aux normes NF C 15-100
Un tableau vétuste avec des fusibles à cartouche, pas de différentiel 30 mA et des circuits mal répartis, c’est un gouffre énergétique caché. Les défauts d’isolement provoquent des fuites de courant invisibles qui font tourner le compteur. Lors d’une mise aux normes avec installation de disjoncteurs différentiels, je détecte régulièrement des fuites de 2 à 5 A sur des installations anciennes. À 0,27 €/kWh, une fuite de 3 A sur un circuit 230 V représente environ 500 € de pertes par an. Si votre différentiel saute régulièrement, c’est souvent le signe de ces fuites.
| Intervention | Coût indicatif (pose comprise) | Économie annuelle estimée | Retour sur investissement |
|---|---|---|---|
| Changement de puissance souscrite (9→6 kVA) | 0 € (gratuit avec Linky) | 40 € | Immédiat |
| Installation d’un délesteur | 250 à 450 € | 40 à 100 € | 3 à 5 ans |
| Remplacement de 5 convecteurs par des radiateurs à inertie | 2 500 à 5 000 € | 600 à 1 000 € | 3 à 6 ans |
| Programmation heures creuses (contacteur + horloge) | 150 à 300 € | 200 à 400 € | 6 mois à 1,5 an |
| Mise aux normes tableau + différentiels | 1 200 à 3 500 € | 200 à 500 € (élimination des fuites) | 3 à 7 ans |
Pour un devis détaillé et personnalisé, je me déplace gratuitement dans tout le département 38. Mes tarifs horaires sont transparents et affichés avant toute intervention.
Aides financières pour une rénovation électrique en 2026
Face à l’augmentation du prix de l’électricité, l’État maintient plusieurs dispositifs pour encourager la rénovation énergétique. Certains s’appliquent directement aux travaux électriques :
- MaPrimeRénov’ : les travaux d’amélioration du système de chauffage électrique (remplacement de convecteurs par des émetteurs performants couplés à une régulation) peuvent être éligibles dans le cadre d’un bouquet de travaux. Le montant dépend de vos revenus et de la performance globale visée. Consultez le site officiel MaPrimeRénov’ du gouvernement pour vérifier votre éligibilité.
- Certificats d’économies d’énergie (CEE) : les primes CEE financent le remplacement de radiateurs électriques anciens par des modèles performants. Les montants varient de 50 à 150 € par radiateur selon la zone géographique et l’opérateur.
- TVA à 5,5 % : applicable sur la fourniture et la pose de matériels de chauffage performants dans un logement de plus de 2 ans. L’économie par rapport à la TVA à 20 % est significative sur un chantier de plusieurs milliers d’euros.
- Éco-PTZ : le prêt à taux zéro pour la rénovation énergétique reste disponible jusqu’à 50 000 € pour un bouquet de travaux incluant l’amélioration du système de chauffage.
Pour bénéficier de ces aides, faites appel à un artisan certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). C’est mon cas depuis 2012. C’est une condition obligatoire pour la plupart des dispositifs, et c’est aussi une garantie de compétence sur les aspects thermiques de votre installation.
Cas concrets : économies réalisées chez mes clients en Isère
Je termine avec trois exemples réels tirés de mes chantiers récents. Les montants sont arrondis mais fidèles :
Appartement T3 à Grenoble (1975, 68 m²) : remplacement de 4 convecteurs par des radiateurs à inertie sèche avec fil pilote, installation d’un programmateur centralisé et passage de 9 à 6 kVA avec délesteur. Coût total : 3 200 €. Facture annuelle avant travaux : 2 100 €. Facture après : 1 350 €. Économie : 750 €/an, retour sur investissement en 4 ans et 3 mois.
Maison à Voiron (1988, 120 m²) : mise aux normes complète du tableau (remplacement des fusibles par des disjoncteurs divisionnaires, ajout de 3 interrupteurs différentiels 30 mA type A et AC), détection et réparation de deux fuites d’isolement dans le circuit salle de bain, installation d’un contacteur heures creuses pour le chauffe-eau et le circuit lave-linge. Coût total : 2 800 €. Économie annuelle : environ 580 € (élimination des fuites + basculement HC).
Pavillon à Bourgoin-Jallieu (2002, 95 m²) : installation d’une borne de recharge 7 kW avec programmation nocturne en heures creuses, et rééquilibrage du tableau pour éviter le passage en 12 kVA. Coût total : 1 800 € (borne + tableau). Économie sur la recharge par rapport aux bornes publiques : environ 900 € par an pour 15 000 km.
Ces exemples montrent qu’investir dans son installation électrique n’est pas une dépense : c’est un placement qui rapporte entre 15 et 25 % par an, garanti par la hausse continue de l’électricité.
À retenir
- Vérifiez votre puissance souscrite sur votre facture : si vous êtes en 9 kVA sans raison technique, passez en 6 kVA avec un délesteur pour économiser immédiatement
- Faites contrôler vos différentiels 30 mA : les fuites d’isolement sur une installation ancienne peuvent coûter plusieurs centaines d’euros par an sans que vous le sachiez
- Remplacez les convecteurs « grille-pain » par des radiateurs à inertie programmables : l’économie de 25 à 40 % sur le chauffage rembourse l’investissement en 3 à 6 ans
- Si vous rechargez un véhicule électrique à domicile, programmez la recharge en heures creuses : le différentiel de prix HC/HP représente 30 à 40 % d’économie sur ce poste
- Exigez un artisan certifié RGE pour vos travaux de rénovation électrique afin de débloquer MaPrimeRénov’, les CEE et la TVA à 5,5 %
Questions fréquentes
Pourquoi le prix de l’électricité augmente-t-il en ce moment ?
Trois facteurs principaux expliquent la hausse actuelle. Premièrement, la suppression du bouclier tarifaire a entraîné le rétablissement de l’accise sur l’électricité à son taux plein (0,0321 €/kWh). Deuxièmement, EDF répercute les coûts massifs du grand carénage de ses centrales nucléaires dans le tarif réglementé. Troisièmement, le TURPE (tarif d’acheminement réseau) a été revalorisé pour financer la modernisation du réseau électrique français et l’intégration des énergies renouvelables.
Oui. La CRE a validé une revalorisation du tarif réglementé au 1er février 2026, portant le kWh TTC à environ 0,27 € en option base pour un compteur 6 kVA, soit une hausse d’environ 6 % par rapport à 2025. Les analystes anticipent que cette tendance haussière se poursuivra jusqu’en 2030, avec un kWh qui pourrait atteindre 0,30 à 0,35 €.Est-ce que le prix de l’électricité va augmenter en 2026 ?
Tous les consommateurs sont touchés, qu’ils soient au tarif réglementé EDF ou chez un fournisseur alternatif. Les ménages les plus impactés sont ceux qui se chauffent intégralement à l’électricité (factures pouvant dépasser 4 000 €/an pour 100 m²), les propriétaires de véhicules électriques et les personnes en logement ancien sans isolation performante. Les offres de marché suivent généralement la même tendance que le TRV.Qui est concerné par l’augmentation de l’électricité ?
Le tarif réglementé d’EDF offre une stabilité encadrée par l’État et la CRE. En période de crise, c’est ce tarif qui a été protégé par le bouclier tarifaire, tandis que certains fournisseurs alternatifs ont résilié unilatéralement des contrats. EDF dispose du réseau de techniciens le plus dense en France, ce qui garantit une réactivité en cas de problème. Cela dit, une offre alternative indexée sur le TRV avec une remise garantie peut être intéressante si les conditions générales sont solides.Pourquoi faut-il rester chez EDF ?
Les leviers les plus efficaces concernent votre installation électrique : optimiser la puissance souscrite (passage de 9 à 6 kVA avec délesteur), remplacer les vieux convecteurs par des radiateurs à inertie programmables (25 à 40 % d’économie sur le chauffage), programmer les appareils énergivores en heures creuses et faire vérifier votre tableau pour éliminer les fuites d’isolement. Ces interventions offrent un retour sur investissement de 2 à 6 ans aux tarifs 2026.Comment réduire sa facture d’électricité quand les prix augmentent ?
Plusieurs dispositifs restent mobilisables : MaPrimeRénov’ pour l’amélioration du système de chauffage dans le cadre d’un bouquet de travaux, les primes CEE (50 à 150 € par radiateur remplacé), la TVA à 5,5 % sur la fourniture et la pose dans un logement de plus de 2 ans, et l’éco-PTZ jusqu’à 50 000 €. Condition indispensable : faire appel à un artisan certifié RGE pour être éligible à ces aides.Quelles aides existent pour rénover son installation électrique en 2026 ?
Non, la recharge à domicile reste nettement plus avantageuse que les bornes publiques, même avec la hausse. En 2026, comptez environ 4 à 5 € pour 100 km en recharge domestique contre 8 à 15 € sur une borne rapide publique. L’écart se creuse encore si vous programmez la recharge en heures creuses. Le retour sur investissement d’une borne domestique (1 200 à 2 000 € posée) se fait généralement en 12 à 18 mois pour un conducteur parcourant 15 000 km par an.L’augmentation du prix de l’électricité rend-elle la borne de recharge domestique moins intéressante ?
Laurent Vidal est artisan électricien indépendant en Isère depuis 2003. CAP et BP d'électricité, certifié RGE et Qualifelec, il intervient sur tout le département 38 en rénovation électrique, mise aux normes NF C 15-100, installations de bornes de recharge et dépannage urgent. Électricien 38 est son carnet technique en ligne.