Comment alimenter un deuxième tableau électrique ?

En vingt-trois ans de chantiers en Isère, j’ai posé des dizaines de tableaux divisionnaires : dans des garages transformés en atelier, des extensions de maison à Grenoble, des dépendances en pierres du Vercors. L’alimentation d’un deuxième tableau électrique est une intervention courante, mais elle obéit à des règles strictes de la norme NF C 15-100. Je vous explique ici tout ce qu’il faut savoir pour réussir cette installation sans mauvaise surprise.

Dans cet article

  • La section minimale du câble entre tableau principal et tableau secondaire dépend de la puissance appelée et de la longueur du parcours : de 6 mm² pour 20 A sur 10 m, jusqu’à 16 mm² pour 63 A sur 25 m
  • Le départ du tableau principal doit être protégé par un disjoncteur divisionnaire calibré (20 A, 32 A ou 40 A selon les circuits aval) et non par un simple porte-fusible
  • Un interrupteur différentiel 30 mA en tête du tableau secondaire est obligatoire pour assurer la protection des personnes
  • La liaison entre les deux tableaux se fait en câble R2V (rigide) ou en conducteurs isolés sous goulotte/conduit, jamais en câble souple type H07RN-F
  • La GTL (Gaine Technique Logement) n’est pas obligatoire pour un tableau divisionnaire situé hors du logement principal, mais reste exigée dans le volume habitable
  • Le coût moyen d’installation se situe entre 350 et 1 200 € selon la distance, la section du câble et le nombre de modules du tableau secondaire

Pourquoi installer un tableau divisionnaire ?

Le tableau électrique principal, celui que vous avez dans votre entrée ou votre garage, concentre l’ensemble des protections de votre logement. Quand vous aménagez une extension, un garage en atelier, une véranda ou un sous-sol, tirer tous les circuits depuis ce tableau principal devient vite un casse-tête : longueurs de câbles excessives, chutes de tension, encombrement du coffret.

L’alimentation d’un deuxième tableau électrique résout ces problèmes. Le principe est simple : un seul câble de forte section part du tableau principal vers un second coffret, installé à proximité des nouveaux circuits. Ce tableau divisionnaire regroupe ses propres disjoncteurs et différentiels. Il reste hiérarchiquement raccordé au tableau principal, mais il simplifie le câblage local et permet une coupure indépendante de la zone concernée.

Les situations où je pose le plus souvent un tableau secondaire en Isère :

  • Aménagement d’un garage ou d’un atelier avec prises force, éclairage et parfois une borne de recharge
  • Extension de maison (véranda, surélévation) à plus de 10 mètres du tableau existant
  • Rénovation d’une dépendance ou d’un pool house
  • Ajout de circuits spécialisés (pompe à chaleur, plancher chauffant, borne IRVE) quand le tableau principal est saturé
Disjoncteur de départ 40 A dédié au tableau secondaire dans le coffret principal
Disjoncteur de départ 40 A dédié au tableau secondaire dans le coffret principal

Norme NF C 15-100 : ce qu’elle impose

La norme NF C 15-100 encadre toutes les installations électriques basse tension en France. Pour un tableau divisionnaire, voici les points que je vérifie systématiquement sur chaque chantier :

  • Protection au départ : un disjoncteur divisionnaire dédié dans le tableau principal, calibré en fonction de la section du câble et des circuits aval.
  • Protection différentielle : chaque groupe de circuits du tableau secondaire doit être protégé par un interrupteur différentiel 30 mA de type A ou AC selon les circuits.
  • Liaison équipotentielle : le conducteur de protection (terre, vert-jaune) doit accompagner les conducteurs actifs sur toute la longueur, sans coupure.
  • Repérage : chaque circuit du tableau secondaire doit être identifié par une étiquette, comme dans le tableau principal.
  • Accessibilité : le tableau secondaire doit être placé entre 1,00 m et 1,80 m du sol (axe des appareils de commande), sauf dérogation pour local technique.

Un point qui revient souvent lors de mes interventions dans le Voironnais ou le Nord-Isère : faut-il une GTL pour un tableau secondaire ? La réponse dépend de l’emplacement. Si le tableau divisionnaire est installé dans le logement principal, il doit être intégré à la GTL existante ou à une GTL dédiée. En revanche, pour un tableau dans un garage attenant, une dépendance séparée ou un local technique extérieur, la GTL n’est pas exigée. Je recommande tout de même de poser le tableau dans un coffret étanche IP 65 si le local n’est pas chauffé ou s’il est exposé à l’humidité.

Quelle section de câble choisir ?

C’est la question que je reçois le plus souvent. La section du câble d’alimentation du tableau secondaire dépend de deux facteurs : l’intensité maximale que vous prévoyez de tirer, et la longueur du parcours entre les deux tableaux. Plus le câble est long, plus la chute de tension augmente ; il faut alors monter en section pour rester sous le seuil de 2 % imposé par la norme en aval du disjoncteur de branchement.

Calibre du disjoncteur de départ Section minimale (longueur < 15 m) Section recommandée (longueur 15 à 25 m) Section si longueur > 25 m
20 A 4 mm² 6 mm² 10 mm²
32 A 6 mm² 10 mm² 16 mm²
40 A 10 mm² 16 mm² 25 mm²
63 A 16 mm² 25 mm² 35 mm²

Sur mes chantiers, je travaille exclusivement en câble R2V (3G6, 3G10 ou 3G16 selon le cas). C’est un câble rigide à double isolation, adapté aux poses encastrées, en apparent sous goulotte, ou en enterré sous fourreau TPC rouge. Le câble souple H07RN-F, que je vois parfois utilisé par des bricoleurs, n’est pas conforme pour une installation fixe : il est réservé aux raccordements mobiles.

Pour un garage situé à 20 mètres de la maison avec un radiateur électrique, quelques prises et un éclairage, je pose généralement un câble R2V 3G10 mm² protégé par un disjoncteur 40 A. Cela laisse une marge confortable pour ajouter un circuit plus tard, par exemple une motorisation de volet roulant ou une prise de recharge.

Câble R2V 3G10 mm² et fourreau TPC rouge prêts pour un passage enterré
Câble R2V 3G10 mm² et fourreau TPC rouge prêts pour un passage enterré

Quel disjoncteur pour protéger le départ ?

Le disjoncteur de départ, installé dans le tableau principal, joue un rôle essentiel : il protège le câble d’alimentation contre les surcharges et les courts-circuits. Son calibre doit être adapté à la section du câble, et non pas à la somme des puissances des appareils du tableau secondaire.

Voici les associations que j’applique systématiquement, conformément au guide UTE C 15-100 :

  • Câble 6 mm² : disjoncteur 32 A maximum
  • Câble 10 mm² : disjoncteur 40 A maximum
  • Câble 16 mm² : disjoncteur 63 A maximum
  • Câble 25 mm² : disjoncteur 80 A maximum

Ce disjoncteur doit être bipolaire (phase + neutre) en monophasé, ou tétrapolaire en triphasé. Je le place toujours sur un départ dédié, clairement repéré « Tableau secondaire + localisation » (par exemple : « TD garage »). Il ne doit protéger aucun autre circuit que la liaison vers le tableau divisionnaire.

Quelle protection pour un tableau secondaire côté aval ? En tête du tableau divisionnaire, je pose systématiquement un interrupteur différentiel 30 mA. Si le tableau alimente des circuits de chauffage, je choisis un type A (sensible aux composantes continues) pour les circuits spécialisés comme les plaques de cuisson ou les bornes IRVE, et un type AC pour l’éclairage et les prises classiques. Pour un petit tableau de 4 à 8 modules, un seul différentiel de 40 A suffit généralement.

Schéma de câblage étape par étape

Je vais détailler ici le schéma de branchement d’un tableau secondaire sur un tableau principal monophasé, le cas le plus fréquent en rénovation résidentielle. Voici la procédure que je suis sur chantier :

1. Couper l’alimentation générale au disjoncteur de branchement (AGCP). Vérifier l’absence de tension avec un VAT (vérificateur d’absence de tension). C’est une étape que je ne saute jamais, même pour une intervention rapide.

2. Installer le disjoncteur de départ dans le tableau principal. Je le raccorde en aval du différentiel existant, sur un emplacement libre. Phase sur la borne supérieure gauche, neutre sur la borne supérieure droite (convention Legrand/Schneider).

3. Tirer le câble R2V entre les deux tableaux. En passage intérieur, je pose le câble sous goulotte, moulure ou conduit IRL. En passage extérieur ou enterré, j’utilise un fourreau TPC rouge (norme NF EN 50086) à une profondeur minimale de 50 cm, avec un grillage avertisseur rouge 20 cm au-dessus.

4. Raccorder le câble au tableau secondaire. Le conducteur de phase (rouge ou marron) et le neutre (bleu) arrivent sur les bornes d’entrée de l’interrupteur différentiel en tête du tableau. Le conducteur de terre (vert-jaune) se raccorde directement sur le bornier de terre du tableau secondaire.

5. Raccorder les circuits aval : disjoncteurs divisionnaires calibrés selon les circuits (16 A pour les prises, 10 A pour l’éclairage, 20 A pour un circuit spécialisé comme un chauffe-eau, 32 A pour une plaque de cuisson).

6. Repérer chaque circuit avec une étiquette lisible. Je colle un schéma unifilaire à l’intérieur de la porte du coffret ; c’est une habitude de chantier qui facilite énormément les interventions futures, notamment pour le dépannage.

7. Remettre sous tension et tester chaque circuit au testeur. Je vérifie aussi la continuité de terre entre le tableau secondaire et le tableau principal avec un mégohmmètre.

Cas particuliers : garage, dépendance, triphasé

Tableau secondaire pour un garage

Le garage est le cas le plus courant dans mes interventions autour de Grenoble. En général, la distance entre le tableau principal et le garage est comprise entre 8 et 20 mètres. Je pose un coffret 2 rangées (26 modules) sous un interrupteur différentiel 40 A type AC, avec :

  • 1 disjoncteur 16 A pour les prises (4 à 6 prises sufisent)
  • 1 disjoncteur 10 A pour l’éclairage
  • 1 disjoncteur 20 A pour un circuit dédié (borne de recharge, compresseur, etc.)
  • 2 à 4 modules de réserve pour des ajouts futurs

Pour l’alimentation enterrée, le câble R2V passe dans un fourreau TPC rouge. Je prévois toujours un rayon de courbure minimal de 8 fois le diamètre du câble aux changements de direction, sinon le tirage devient impossible et l’isolant peut se blesser.

Tableau secondaire terminé dans un atelier avec différentiel et disjoncteurs repérés
Tableau secondaire terminé dans un atelier avec différentiel et disjoncteurs repérés

Tableau dans une dépendance éloignée

Quand la dépendance se trouve à plus de 30 mètres (gîte, pool house avec plancher chauffant, atelier en fond de terrain), la chute de tension devient le facteur dimensionnant. À 40 mètres avec un disjoncteur de 40 A, il faut du 25 mm² pour rester sous les 2 % de chute de tension. C’est un investissement en câble, mais il n’y a pas d’alternative conforme.

Dans ce cas, je recommande aussi de poser un parafoudre en tête du tableau secondaire si la liaison est aérienne ou semi-enterrée, car le câble long agit comme une antenne pour les surtensions atmosphériques.

Alimentation en triphasé

Certaines maisons anciennes en Isère, notamment dans le Sud-Isère et le Vercors, sont alimentées en triphasé 400 V. Le principe du tableau divisionnaire reste le même, mais le câble d’alimentation comporte 5 conducteurs (3 phases + neutre + terre) au lieu de 3. Le disjoncteur de départ est tétrapolaire, et il faut veiller à équilibrer les phases dans le tableau secondaire pour ne pas déclencher le différentiel par déséquilibre.

Si vous avez un doute sur votre type d’alimentation, un coup d’œil sur votre compteur Linky vous dira si vous êtes en mono ou en tri.

Erreurs fréquentes et pièges à éviter

En vingt-trois ans de métier, j’ai vu à peu près toutes les erreurs possibles sur les tableaux divisionnaires. Voici celles que je rencontre le plus souvent :

Câble sous-dimensionné. C’est l’erreur numéro un. Un particulier pose du 2,5 mm² pour alimenter un tableau à 15 mètres avec un disjoncteur de 32 A. Résultat : le câble chauffe, l’isolant vieillit prématurément, et le risque d’incendie est réel. La section doit toujours être vérifiée en fonction de la longueur et de l’intensité.

Absence de différentiel dans le tableau secondaire. Certains bricoleurs pensent que le différentiel du tableau principal suffit. C’est faux : en cas de défaut d’isolement dans un circuit du tableau secondaire, la sélectivité impose un différentiel dédié en tête du tableau divisionnaire pour couper localement sans affecter le reste de la maison.

Raccordement en série (« chaîne »). Il est interdit d’alimenter un tableau secondaire depuis un autre tableau secondaire. La norme impose une architecture en étoile : chaque tableau divisionnaire doit être alimenté directement depuis le tableau principal.

Terre non raccordée ou « bricolée ». J’ai vu des installations où le conducteur de terre était raccordé à une canalisation d’eau en cuivre, à un fer à béton, voire à rien du tout. Le conducteur de protection doit suivre le même parcours que les conducteurs actifs et être raccordé au bornier de terre du tableau principal, lui-même relié au piquet de terre de l’installation.

Fourreau absent en passage enterré. Enterrer un câble R2V sans fourreau TPC est une non-conformité fréquente. Le fourreau protège le câble des chocs mécaniques, des rongeurs et facilite le remplacement futur. Son coût est dérisoire par rapport au prix du câble.

Si vous avez un doute sur votre installation existante, commencez par vérifier votre compteur Linky pour connaître votre puissance souscrite, puis faites appel à un professionnel pour un diagnostic.

Coût et devis d’un tableau secondaire

Le budget dépend principalement de la distance entre les deux tableaux et de la section du câble. Le câble R2V en 10 mm² coûte environ 6 à 9 € le mètre linéaire, contre 12 à 18 € le mètre en 25 mm². À cela s’ajoutent le coffret, les modules de protection et la main-d’œuvre.

Poste Fourchette de prix TTC
Coffret 2 rangées (13 modules par rangée) 40 à 90 €
Interrupteur différentiel 40 A 30 mA type AC 30 à 70 €
Disjoncteurs divisionnaires (lot de 4) 30 à 60 €
Câble R2V 3G10 mm² (au mètre) 6 à 9 €/m
Câble R2V 3G16 mm² (au mètre) 9 à 14 €/m
Fourreau TPC rouge Ø 63 mm (au mètre) 2 à 4 €/m
Disjoncteur de départ 40 A bipolaire 20 à 45 €
Main-d’œuvre (pose complète, 4 à 8 h) 250 à 600 €
Total estimé (distance 15 m) 450 à 950 €
Total estimé (distance 30 m, section 16 mm²) 700 à 1 200 €

Ces prix correspondent à ce que je pratique en Isère en 2026. Ils incluent la fourniture et la pose, mais pas la tranchée si le passage est enterré (comptez 20 à 40 €/m linéaire pour une tranchée en terrain meuble). Je conseille toujours de demander au moins deux devis détaillés qui précisent la section du câble, le nombre de modules, la marque du matériel et le type de pose. Un devis flou qui annonce « alimentation tableau garage : forfait 800 € » sans détail est un signal d’alerte.

Pour les travaux liés à l’efficacité énergétique (installation de borne IRVE par exemple), vérifiez si vous pouvez bénéficier des aides de l’État via MaPrimeRénov’ ou du crédit d’impôt. Cela nécessite de faire appel à un artisan certifié RGE et qualifié IRVE.

À retenir

  • Dimensionnez le câble en fonction de la longueur réelle du parcours et du calibre du disjoncteur de départ, pas uniquement de la puissance prévue
  • Posez toujours un interrupteur différentiel 30 mA en tête du tableau secondaire, même si le tableau principal en possède déjà un
  • Utilisez exclusivement du câble R2V pour la liaison fixe entre les deux tableaux ; le câble souple n’est pas conforme
  • En passage enterré, protégez le câble dans un fourreau TPC rouge à 50 cm de profondeur minimum avec grillage avertisseur
  • Exigez un devis détaillant la section du câble, le calibre des protections et la marque du matériel avant de signer

Questions fréquentes


Quelle section de câble pour alimenter un deuxième tableau ?

La section dépend du calibre du disjoncteur de départ et de la longueur du câble. Pour un départ en 32 A sur moins de 15 mètres, du 6 mm² suffit. Au-delà de 15 mètres, passez en 10 mm². Pour un départ en 40 A, partez directement en 10 mm² (moins de 15 m) ou 16 mm² (15 à 25 m). Vérifiez toujours la chute de tension avec un calcul adapté à votre installation.

Quel disjoncteur pour alimenter un autre tableau ?

Vous devez installer un disjoncteur divisionnaire bipolaire dans le tableau principal, dédié exclusivement à l’alimentation du tableau secondaire. Son calibre est déterminé par la section du câble : 32 A max pour du 6 mm², 40 A max pour du 10 mm², 63 A max pour du 16 mm². Il ne doit protéger aucun autre circuit.

Quelle protection pour un tableau secondaire ?

En tête du tableau secondaire, un interrupteur différentiel 30 mA est obligatoire. Choisissez un type A pour les circuits spécialisés (borne de recharge, plaque induction) et un type AC pour l’éclairage et les prises standard. En aval, chaque circuit est protégé par un disjoncteur divisionnaire calibré selon sa destination (10 A éclairage, 16 A prises, 20 A circuit spécialisé, 32 A cuisson).

Faut-il une GTL pour un tableau secondaire ?

Si le tableau divisionnaire est situé dans le volume habitable du logement, il doit être intégré à la Gaine Technique Logement conformément à la NF C 15-100. En revanche, pour un tableau installé dans un garage, une dépendance ou un local technique séparé, la GTL n’est pas exigée. Je recommande néanmoins un coffret étanche IP 65 dans les locaux non chauffés ou humides.

Peut-on mettre deux tableaux électriques dans une maison ?

Oui, c’est tout à fait autorisé et même courant en rénovation. La norme autorise plusieurs tableaux divisionnaires à condition que chacun soit alimenté directement depuis le tableau principal (architecture en étoile). Il est interdit de « chaîner » les tableaux en série. Chaque tableau doit avoir son propre disjoncteur de départ et sa propre protection différentielle 30 mA.

Comment alimenter un tableau secondaire en triphasé ?

Le câble d’alimentation comporte 5 conducteurs (3 phases + neutre + terre) au lieu de 3 en monophasé. Le disjoncteur de départ est tétrapolaire. Dans le tableau secondaire, répartissez les circuits sur les trois phases de manière équilibrée pour éviter les déclenchements intempestifs du différentiel. La section du câble se calcule de la même façon qu’en monophasé, en fonction de l’intensité par phase.

Quelle distance maximale entre tableau principal et tableau secondaire ?

Il n’y a pas de distance maximale imposée par la norme, mais la chute de tension limite la pratique. Au-delà de 30 mètres en 10 mm², la chute de tension dépasse souvent les 2 % autorisés sous 40 A. Il faut alors augmenter la section (16 mm² voire 25 mm²). Sur mes chantiers, la distance la plus longue que j’ai réalisée était de 55 mètres en câble 25 mm² pour un gîte dans le Vercors.


Laurent Vidal
Laurent Vidal

Laurent Vidal est artisan électricien indépendant en Isère depuis 2003. CAP et BP d'électricité, certifié RGE et Qualifelec, il intervient sur tout le département 38 en rénovation électrique, mise aux normes NF C 15-100, installations de bornes de recharge et dépannage urgent. Électricien 38 est son carnet technique en ligne.