Un multimètre Chauvin Arnoux coûte entre 80 € pour le CA 702 de poche et plus de 500 € pour un CA 5293 complet, soit deux à cinq fois le prix d’un appareil chinois vendu en grande surface. La question revient à chaque conversation entre électriciens : ce tarif se justifie-t-il sur le terrain, ou paie-t-on simplement un logo tricolore ? Pour y répondre, il faut ouvrir ces boîtiers, comparer les mesures à des références étalonnées, et surtout accumuler des milliers d’heures d’utilisation dans des conditions réelles : tableaux poussiéreux, chantiers humides, coffrets sous tension en plein soleil. C’est exactement ce que je fais depuis plus de vingt ans en Isère, et voici mon retour honnête.
Dans cet article
- La gamme Chauvin Arnoux pour électricien s’étend de 80 € (CA 702) à plus de 500 € (CA 5293), avec un rapport qualité-prix optimal sur les modèles intermédiaires CA 5233 et CA 5277
- La précision True RMS des appareils Chauvin Arnoux reste stable à ±0,5 % même après 5 ans d’utilisation intensive sur chantier, là où les appareils d’entrée de gamme dérivent rapidement
- Le SAV et l’étalonnage sont assurés en France (usine de Reux, Normandie), avec un délai moyen de 10 jours ouvrés et des pièces disponibles sur au moins 7 ans
- Face à Fluke, Chauvin Arnoux propose des appareils 15 à 30 % moins chers à catégorie de sécurité et précision équivalentes (CAT III / CAT IV)
- Les modèles de poche CA 702 et CA 703 conviennent au dépannage courant, mais pour la recherche de défauts sur variateurs ou circuits non linéaires, le True RMS du CA 5233 minimum est indispensable
- Un multimètre Chauvin Arnoux bien entretenu se revend entre 40 et 60 % de son prix neuf sur le marché de l’occasion professionnel
Sommaire
- Chauvin Arnoux : plus d’un siècle de mesure française
- Les modèles phares et leurs tarifs en 2024-2025
- Précision et True RMS : ce que montrent les mesures sur le terrain
- Chauvin Arnoux face à Fluke et aux marques asiatiques
- Robustesse et ergonomie en conditions réelles
- SAV, étalonnage et disponibilité des pièces
- Quel modèle choisir selon votre profil
- Mon avis terrain après vingt ans d’utilisation
Chauvin Arnoux : plus d’un siècle de mesure française
Fondée en 1893 par Raphaël Chauvin et René Arnoux, l’entreprise est l’un des plus anciens fabricants d’appareils de mesure au monde. Le groupe, basé à Paris et disposant d’une usine de production à Reux (Calvados), emploie environ 1 300 personnes et réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 200 millions d’euros. Ce n’est pas un assembleur : les cartes électroniques, les boîtiers et les calibrations sont réalisés en interne, ce qui explique en partie le positionnement tarifaire.
Le catalogue couvre bien plus que le multimètre : pinces ampèremétriques, contrôleurs d’installation (C.A 6117), testeurs de terre, oscilloscopes portables et caméras thermiques. Mais c’est le multimètre qui reste le produit emblématique, celui qu’on voit dans les poches de bleu de travail sur les chantiers français. La marque détient aussi Metrix, sa ligne historique orientée laboratoire, et Enerdis pour le comptage d’énergie.
Cette intégration verticale a un impact direct sur la qualité : quand je compare les soudures internes d’un CA 5233 à celles d’un multimètre à 25 € acheté en ligne, la différence saute aux yeux. Les composants sont des marques identifiées (condensateurs Nichicon, fusibles céramique HRC), les pistes du circuit imprimé sont plus larges, et les protections contre les surtensions suivent réellement les normes IEC 61010 qu’elles affichent.
Les modèles phares et leurs tarifs en 2024-2025
La gamme de multimètres Chauvin Arnoux destinée aux électriciens du bâtiment se structure en trois niveaux. Voici les modèles que je croise le plus souvent sur les chantiers et dans les formations :
| Modèle | Type | True RMS | Catégorie | Résolution | Prix public TTC indicatif |
|---|---|---|---|---|---|
| CA 702 | Poche | Non | CAT III 300 V | 3 200 points | 80 à 95 € |
| CA 703 | Poche | Non | CAT III 600 V | 4 000 points | 100 à 120 € |
| CA 5233 | Portable | Oui (AC+DC) | CAT III 1000 V / CAT IV 600 V | 6 000 points | 180 à 220 € |
| CA 5277 | Portable | Oui (AC+DC) | CAT IV 600 V | 6 000 points | 250 à 300 € |
| CA 5289 | Portable pro | Oui | CAT IV 600 V | 50 000 points | 380 à 430 € |
| CA 5293 | Portable haut de gamme | Oui + graphe | CAT IV 600 V | 100 000 points | 500 à 580 € |
Les prix varient selon le distributeur. Sur les sites spécialisés comme Bricozor ou Comptoir des Pros, on trouve régulièrement des promotions de 10 à 15 % sur les modèles intermédiaires. En revanche, les appareils achetés sur Amazon ou sur des places de marché tierces n’offrent pas toujours la garantie fabricant complète : vérifiez que le vendeur est agréé.
Pour un électricien du bâtiment qui intervient sur des installations résidentielles et tertiaires, le CA 5233 représente le meilleur compromis. Il mesure en True RMS (indispensable pour les signaux déformés par les variateurs de vitesse et les alimentations à découpage), supporte la catégorie CAT III 1000 V, et reste sous la barre des 200 €. C’est le modèle que je recommande le plus souvent, y compris dans mon comparatif sur le choix d’un multimètre pour électricien.
Précision et True RMS : ce que montrent les mesures sur le terrain
La fiche technique annonce une précision de ±0,3 % en tension continue et ±0,5 % en tension alternative pour le CA 5233. Ces chiffres, je les ai vérifiés en les confrontant à un calibrateur Fluke 726 et à un oscilloscope Rigol. Sur une tension secteur de 230 V, l’écart mesuré par le CA 5233 ne dépasse jamais 1,2 V, même après cinq ans d’utilisation quotidienne sans recalibration. C’est remarquable.
Le True RMS fait toute la différence sur les installations modernes. Un multimètre basique à détection de valeur moyenne (comme le CA 702) affiche 230 V sur une prise standard, mais peut se tromper de 10 à 30 % dès qu’un variateur de fréquence, un gradateur ou un lot de LED injecte des harmoniques sur le réseau. J’ai détaillé ce phénomène dans mon article sur la différence True RMS : sur un chantier tertiaire avec des dizaines de drivers LED, la lecture fausse d’un appareil non True RMS peut conduire à un mauvais dimensionnement de protection.
Sur les calibres courant (via pince optionnelle ou entrée directe), le CA 5277 descend à 1 µA en résolution, ce qui permet la détection de courants de fuite très faibles. C’est un usage que les forums spécialisés comme Futura Sciences documentent régulièrement, et où Chauvin Arnoux se distingue des multimètres généralistes.
Un point souvent négligé : la bande passante en AC. Les modèles d’entrée de gamme coupent à 400 Hz ; le CA 5233 monte à 100 kHz, le CA 5289 à 200 kHz. Sur un réseau pollué par des harmoniques d’ordre 25 ou 50 (1 250 Hz à 2 500 Hz), cette bande passante étendue capture des signaux que les appareils bon marché ignorent complètement.
Chauvin Arnoux face à Fluke et aux marques asiatiques
La comparaison avec Fluke est inévitable. Les deux marques visent le même segment professionnel, avec des philosophies légèrement différentes.
| Critère | Chauvin Arnoux CA 5233 | Fluke 117 | Uni-T UT61E+ |
|---|---|---|---|
| Prix public TTC | 180 à 220 € | 220 à 260 € | 60 à 80 € |
| True RMS | Oui | Oui | Oui |
| Catégorie de sécurité | CAT III 1000 V / CAT IV 600 V | CAT III 600 V | CAT III 600 V |
| Résolution | 6 000 points | 6 000 points | 22 000 points |
| Bande passante AC | 100 kHz | Non spécifiée (< 1 kHz typique) | Non spécifiée |
| Fabrication | France (Reux) | USA (assemblé en partie en Chine) | Chine |
| Garantie | 3 ans | 3 ans (Fluke à vie sous conditions) | 2 ans |
| SAV France | Direct usine | Via distributeur | Retour fabricant (long) |
| Poids | 380 g | 320 g | 310 g |
Sur le plan de la précision pure, Fluke et Chauvin Arnoux se valent. La différence se joue sur trois points. D’abord, la catégorie de sécurité : le CA 5233 est certifié CAT III 1000 V, alors que le Fluke 117 s’arrête à CAT III 600 V. Pour un électricien qui intervient en aval de compteur sur du triphasé 400 V, cette marge n’est pas anecdotique. Ensuite, le SAV en France : envoyer un Chauvin Arnoux en réparation ou en étalonnage prend 10 jours ; pour un Fluke, il faut souvent passer par les Pays-Bas, ce qui allonge le délai à trois ou quatre semaines. Enfin, le prix : à performances comparables, Chauvin Arnoux est systématiquement 15 à 30 % moins cher.
Les marques asiatiques comme Uni-T, OWON ou Aneng proposent des appareils à des prix imbattables. Certains, comme le Uni-T UT61E+, offrent même une résolution supérieure. Mais la fiabilité des protections internes (fusibles, varistances, éclateurs) reste un point d’interrogation. Sur un chantier où une erreur de calibre peut exposer l’appareil à 400 V alors qu’il est en position ohmmètre, la qualité de ces protections fait la différence entre un fusible qui fond proprement et un appareil qui explose dans les mains. La norme IEC 61010-1 relative à la sécurité des appareils de mesure impose des tests de tenue aux surtensions transitoires ; tous les fabricants l’affichent, mais peu la respectent intégralement dans les faits.
Robustesse et ergonomie en conditions réelles
Un multimètre vit dans une poche de pantalon, tombe d’une échelle, prend la poussière de plâtre et reçoit des projections de colle. Après vingt ans à utiliser alternativement des Chauvin Arnoux et des Fluke, voici ce que je retiens sur la tenue dans le temps :
Le boîtier. Les CA 5233 et CA 5277 utilisent un boîtier ABS avec holster caoutchouc. Le rotacteur (sélecteur de fonction) reste ferme et précis même après des années. C’est un point faible classique des multimètres bas de gamme : au bout de deux ans, le rotacteur devient flou, ne clique plus franchement, et il arrive qu’on mesure en continu alors qu’on croit être en alternatif. Sur mes Chauvin Arnoux, je n’ai jamais eu ce problème.
L’écran. L’afficheur LCD est lisible en plein soleil grâce à un bon contraste, mais il n’est pas rétroéclairé sur le CA 702 et le CA 703. À partir du CA 5233, le rétroéclairage est présent et suffisant pour lire dans un coffret sombre. Le CA 5289 ajoute un bargraphe analogique 61 segments, très utile pour suivre les fluctuations rapides d’un signal.
Les cordons de mesure. C’est souvent là que le bât blesse chez les fabricants. Les cordons livrés avec les Chauvin Arnoux sont corrects mais pas exceptionnels : les pointes de touche sont fines (ce qui est bien pour accéder aux borniers serrés), mais la gaine des câbles durcit après deux ou trois hivers en extérieur. Je les remplace systématiquement par des cordons silicone au bout de trois ans.
L’autonomie. Les modèles de poche fonctionnent avec des piles LR6 (AA) standard, pas de pile bouton exotique. Le CA 5233 affiche environ 300 heures d’autonomie, ce qui représente plusieurs mois d’utilisation quotidienne. L’extinction automatique après 15 minutes d’inactivité préserve la pile, même si cette fonction agace parfois quand on laisse l’appareil branché pour surveiller une tension sur la durée.
J’avais détaillé l’importance de bien connaître son appareil dans mon guide sur le premier multimètre : les 12 positions du cadran semblent intimidantes, mais un bon multimètre est celui qu’on utilise instinctivement, sans réfléchir à la position du sélecteur. Les Chauvin Arnoux, à ce titre, ont une ergonomie logique et cohérente d’un modèle à l’autre.
SAV, étalonnage et disponibilité des pièces
C’est l’un des arguments les plus forts de Chauvin Arnoux, et aussi l’un des moins visibles à l’achat. Le centre de service après-vente, situé en France, assure la réparation, l’étalonnage et la mise à jour des appareils. Les délais moyens constatés :
- Étalonnage avec certificat COFRAC : 8 à 12 jours ouvrés, environ 80 à 120 € selon le modèle
- Réparation courante (remplacement du rotacteur, changement d’écran, remplacement de fusibles internes) : 10 à 15 jours, 40 à 150 € selon la pièce
- Disponibilité des pièces : garantie 7 ans minimum après l’arrêt de commercialisation du modèle
Pour un professionnel soumis à des obligations de vérification périodique de ses appareils de mesure (ce qui est le cas dans le cadre de la norme NF C 18-510 sur les opérations électriques), pouvoir envoyer son multimètre en étalonnage et le récupérer en deux semaines avec un certificat traçable est un avantage considérable. Avec un appareil chinois sans représentation en France, cette démarche devient un casse-tête : il faut passer par un laboratoire d’étalonnage indépendant, ce qui coûte souvent plus cher que l’appareil lui-même.
Un point que je vérifie toujours sur les chantiers en Isère quand je croise un confrère avec un multimètre qui semble usé : la date du dernier étalonnage. Un appareil qui n’a pas été vérifié depuis cinq ans peut afficher 228 V là où il y a 235 V, et ce décalage suffit à fausser un diagnostic de chute de tension. Les habilitations électriques imposent de travailler avec du matériel en bon état ; un multimètre non étalonné, c’est un risque pour soi et un argument contre vous en cas d’expertise judiciaire.
Quel modèle choisir selon votre profil
Le choix du bon Chauvin Arnoux dépend de votre activité principale. Voici mes recommandations, basées sur les retours de dizaines d’électriciens que je côtoie en formation et sur chantier :
Vous êtes bricoleur averti ou auto-entrepreneur débutant : le CA 702 suffit pour vérifier la présence de tension, tester la continuité et mesurer des résistances simples. À 80-95 €, c’est un investissement raisonnable pour un appareil fiable et sûr. Il n’est pas True RMS, mais pour des mesures sur du 230 V sinusoïdal classique, la différence est négligeable. Si vous débutez dans le métier, consultez d’abord les prérequis pour s’installer comme électricien auto-entrepreneur.
Vous êtes électricien résidentiel confirmé : le CA 5233 est le modèle de référence. True RMS, catégorie de sécurité élevée, bande passante suffisante pour détecter les problèmes d’harmoniques. C’est l’appareil que j’utilise au quotidien pour les diagnostics sur les alimentations de tableaux secondaires et les vérifications après mise aux normes.
Vous intervenez en tertiaire ou en industriel : visez le CA 5277 ou le CA 5289. La résolution supérieure (jusqu’à 50 000 points), les fonctions avancées (capture de min/max/pic, enregistrement) et la robustesse renforcée justifient l’écart de prix. Le CA 5289 ajoute la connectivité Bluetooth pour envoyer les mesures sur un smartphone, ce qui est pratique pour documenter un diagnostic.
Vous êtes formateur ou technicien de maintenance : le CA 5293 avec ses 100 000 points de résolution et sa fonction oscilloscope intégré est un outil de laboratoire portable. À plus de 500 €, il n’est justifié que pour des usages très spécifiques.
Mon avis terrain après vingt ans d’utilisation
Mon premier Chauvin Arnoux était un Metrix MX 26, acheté en 2004 chez un distributeur de Grenoble. Il fonctionne encore. Le rotacteur est toujours précis, l’afficheur n’a aucun segment mort, et la dernière calibration (en 2022) a montré une dérive inférieure à 0,3 % sur tous les calibres. Vingt ans de chantiers en Isère, du Vercors au Nord-Isère, de caves humides en combles surchauffés.
Depuis, j’ai ajouté un CA 5233 pour le quotidien et un CA 5277 pour les diagnostics complexes. Les deux me suivent dans ma sacoche depuis respectivement sept et quatre ans. Je n’ai eu qu’une seule panne : un fusible interne sur le CA 5233, remplacé en 20 minutes avec un fusible de rechange à 3 €. Le remplacement est documenté dans le manuel, accessible à tout électricien un tant soit peu soigneux.
Ce qui me convainc chez Chauvin Arnoux, au-delà de la précision, c’est la cohérence de la gamme. Quand on passe d’un CA 702 à un CA 5233, les repères sont les mêmes : la position des calibres, la logique des boutons, la disposition des bornes. Cette cohérence réduit les erreurs de manipulation, surtout quand on passe rapidement d’un appareil à l’autre sur un chantier stressant.
Le défaut principal ? Le rapport fonctionnalités/prix sur les modèles haut de gamme (CA 5289, CA 5293) devient moins évident face à un Fluke 289 ou même à un oscilloscope portable dédié. Pour ces budgets, la concurrence est rude et le choix dépend davantage des fonctions spécifiques dont vous avez besoin.
En résumé, pour un électricien du bâtiment en France, Chauvin Arnoux reste un choix rationnel. Pas le moins cher, pas toujours le plus innovant, mais fiable, réparable et soutenu par un SAV accessible. C’est un outil de travail, pas un gadget ; et un bon outil, on l’amortit sur dix ou quinze ans, pas sur deux saisons.
À retenir
- Pour un usage résidentiel quotidien, le CA 5233 entre 180 et 220 € offre le meilleur compromis entre précision True RMS, sécurité CAT III 1000 V et prix
- Vérifiez que votre revendeur est distributeur agréé Chauvin Arnoux pour bénéficier de la garantie fabricant complète (3 ans)
- Faites étalonner votre multimètre tous les 2 à 3 ans par le SAV Chauvin Arnoux ou un laboratoire COFRAC ; un appareil non vérifié peut fausser vos diagnostics de plusieurs pourcents
- Remplacez les cordons de mesure tous les 3 ans ou dès qu’une fissure apparaît sur la gaine : c’est le maillon faible de tout multimètre, même haut de gamme
- Avant d’investir plus de 300 €, évaluez si vos interventions justifient vraiment la résolution supérieure à 6 000 points ; pour 90 % du travail en résidentiel, le CA 5233 suffit largement
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure marque de multimètre pour un électricien professionnel ?
Les deux marques de référence sont Fluke (américain) et Chauvin Arnoux (français). À performances équivalentes en précision et sécurité, Chauvin Arnoux se distingue par un prix inférieur de 15 à 30 % et un SAV basé en France avec des délais de réparation plus courts. Le choix dépend aussi de la disponibilité locale des accessoires et cordons de rechange.
Le CA 702 est un appareil fiable et bien protégé (CAT III 300 V), adapté au dépannage courant : vérification de tension, test de continuité, mesure de résistance. En revanche, il n’est pas True RMS et sa catégorie de sécurité est limitée. Pour des interventions sur des installations tertiaires ou des circuits alimentant des variateurs et des LED, il vaut mieux investir dans le CA 5233 qui offre le True RMS et une catégorie CAT III 1000 V.Le multimètre Chauvin Arnoux CA 702 est-il suffisant pour un usage professionnel ?
Chauvin Arnoux recommande un étalonnage tous les 12 mois pour un usage intensif. En pratique, pour un électricien du bâtiment, un étalonnage tous les 2 à 3 ans est un bon compromis. Le coût se situe entre 80 et 120 € avec certificat COFRAC. Un appareil jamais étalonné peut dériver de 1 à 2 % après 5 ans, ce qui peut fausser un diagnostic de chute de tension ou de courant de fuite.À quelle fréquence faut-il étalonner un multimètre Chauvin Arnoux ?
Oui, la fabrication des multimètres et des appareils de mesure Chauvin Arnoux est réalisée en France, principalement sur le site de Reux en Normandie. L’entreprise conçoit les cartes électroniques, assemble les boîtiers et réalise la calibration en interne. Certains composants électroniques (résistances, condensateurs) sont sourçés à l’international, comme pour tout fabricant d’électronique, mais l’assemblage et le contrôle qualité restent français.Chauvin Arnoux est-il vraiment fabriqué en France ?
Les deux sont True RMS et classés CAT IV 600 V (le CA 5233 est aussi CAT III 1000 V). Le CA 5277 ajoute une résolution légèrement supérieure, des fonctions de capture de pics et de min/max plus évoluées, et un boîtier renforcé IP54 contre la poussière et les projections d’eau. L’écart de prix est d’environ 70 à 80 €. Pour un usage purement résidentiel, le CA 5233 suffit ; pour du tertiaire avec des interventions en extérieur ou en milieu poussiéreux, le CA 5277 se justifie.Quelle est la différence entre le CA 5233 et le CA 5277 ?
Oui, le marché de l’occasion professionnel propose régulièrement des Chauvin Arnoux reconditionnés, souvent issus de parcs d’entreprises renouvelés. Les prix se situent entre 40 et 60 % du neuf. Avant d’acheter, vérifiez la date du dernier étalonnage, l’état des fusibles internes et la fermeté du rotacteur. Un appareil reconditionné avec un certificat d’étalonnage récent reste un excellent investissement.Peut-on trouver des multimètres Chauvin Arnoux reconditionnés ?
Laurent Vidal est artisan électricien indépendant en Isère depuis 2003. Il intervient sur la rénovation électrique, la mise aux normes et les bornes de recharge, et tient son carnet technique en ligne.