Déplacement de prise électrique : coût et étapes à suivre

Dans cet article

  • Le déplacement d’une prise électrique par un professionnel coûte entre 80 et 350 € selon la distance, le type de cloison et les finitions nécessaires
  • Un déplacement de 10 à 30 cm sans saignée est réalisable en moulure ou goulotte pour moins de 120 € en fournitures et main-d’œuvre
  • La norme NF C 15-100 impose une hauteur minimale de 5 cm au-dessus du sol fini pour les prises 16 A et de 12 cm pour les prises 32 A
  • En rénovation, la technique la plus courante reste le repiquage depuis la prise existante avec un câble en 2,5 mm² protégé par un disjoncteur 20 A
  • Couper le disjoncteur ne suffit pas : il faut vérifier l’absence de tension au VAT avant toute intervention sur le circuit
  • Un déplacement mal réalisé (dominos accessibles, câble sous-dimensionné) peut entraîner un refus de conformité lors du diagnostic électrique obligatoire à la vente

Pourquoi déplacer une prise électrique ?

Après plus de vingt ans de chantiers en Isère, je peux vous dire que le déplacement de prise électrique fait partie des demandes les plus fréquentes en rénovation. Les raisons sont toujours les mêmes : un meuble qui masque la prise, une cuisine réaménagée, un plan de travail repositionné ou simplement une installation datant des années 70 où les prises étaient posées n’importe où.

Dans les logements anciens du Voironnais ou du centre de Grenoble, je retrouve régulièrement des prises à 1,30 m du sol, câblées en 1,5 mm² sur des circuits surchargés. Le déplacement devient alors l’occasion de remettre le circuit en conformité avec la norme NF C 15-100 actuelle. Ce n’est pas un simple déménagement de boîtier : c’est souvent le premier geste d’une remise à niveau plus globale.

Parmi les situations les plus courantes que je rencontre :

  • Réagencement de cuisine avec îlot central nécessitant une alimentation au sol
  • Installation d’un plan de travail qui tombe pile devant la prise existante
  • Création d’un coin bureau avec besoin de prises à hauteur de plan
  • Ajout d’un meuble TV encastré où la prise doit passer derrière l’écran
  • Mise en conformité avant vente, quand le diagnostic électrique relève des anomalies de positionnement

Norme NF C 15-100 : règles d’emplacement des prises

Avant de déplacer quoi que ce soit, il faut connaître les règles. La norme NF C 15-100, référence obligatoire pour toute installation électrique en France, fixe des exigences précises sur le positionnement des prises. Je vois trop de bricoleurs déplacer une prise sans vérifier ces contraintes, ce qui pose problème le jour du diagnostic.

Voici les points essentiels que j’applique sur chaque chantier :

  • Hauteur minimale : l’axe de la prise 16 A doit se trouver à au moins 5 cm au-dessus du sol fini. Pour les prises 32 A (cuisson), c’est 12 cm minimum
  • Nombre minimal par pièce : 5 prises dans un séjour de plus de 28 m², 3 dans une chambre, 6 dans une cuisine dont 4 au-dessus du plan de travail
  • Volumes en salle de bain : aucune prise dans les volumes 0 et 1, uniquement des prises rasoir en volume 2, prises classiques autorisées uniquement en volume 3 (au-delà de 60 cm de la baignoire ou douche)
  • Circuits dédiés : certaines prises (lave-linge, four, plaque) doivent être sur un circuit individuel protégé par un disjoncteur dédié

La norme impose également un maximum de 8 prises par circuit en 2,5 mm² protégé par un disjoncteur 20 A. Si le déplacement vous amène à repasser sur un circuit déjà chargé à 8 points, il faudra créer un nouveau départ au tableau différentiel. Pour vérifier le nombre de prises autorisé par disjoncteur, je vous conseille de compter précisément vos points de raccordement avant toute intervention.

Identification du circuit au tableau avant tout déplacement de prise
Identification du circuit au tableau avant tout déplacement de prise

Techniques de déplacement : avec ou sans saignée

Le choix de la technique dépend de trois facteurs : la distance de déplacement, le type de cloison et le niveau de finition souhaité. Voici comment je procède selon les cas.

Déplacement avec saignée (encastré)

C’est la solution la plus propre. Je creuse une rainure dans le mur pour y loger la gaine ICTA contenant le câble, puis je rebouche à l’enduit. Le résultat est invisible une fois les finitions faites. Cette technique est indispensable quand la prise doit bouger de plus de 50 cm ou changer de mur. En revanche, elle implique de la poussière, du temps de séchage et une reprise de peinture ou de papier peint.

Pour un déplacement dans du placo (cloison sèche), la saignée est plus simple : je découpe la plaque de plâtre à la scie cloche, je passe la gaine dans le vide de la cloison et je pose un boîtier d’encastrement à griffes. Dans du parpaing ou de la brique, il faut une rainureuse avec aspiration, ce qui alourdit le coût.

Déplacement sans saignée (apparent ou semi-apparent)

Quand le client veut éviter les travaux lourds, j’utilise des moulures ou goulottes. Le câble passe dans un profilé PVC fixé en saillie le long du mur ou de la plinthe. C’est rapide, propre et réversible. La marque Legrand propose des gammes de goulottes DLP qui s’intègrent correctement dans un intérieur moderne.

Pour un déplacement de prise de 10 cm, il existe une troisième option : utiliser un boîtier de dérivation encastré à l’emplacement de l’ancienne prise et tirer un court tronçon de câble jusqu’au nouvel emplacement. C’est la solution la plus économique, à condition que la connexion dans le boîtier de dérivation reste accessible (obligation normative).

Technique Distance idéale Type de cloison Finition Coût moyen (pose incluse)
Saignée dans placo 20 cm à 3 m Cloison sèche Invisible après enduit 80 à 180 €
Saignée dans maçonnerie 20 cm à 3 m Brique, parpaing, béton Invisible après enduit 150 à 350 €
Goulotte / moulure 10 cm à 5 m+ Toutes Apparente mais discrète 60 à 150 €
Repiquage court (10 cm) 5 à 20 cm Placo ou cloison creuse Quasi invisible 60 à 120 €

Les étapes d’un déplacement de prise étape par étape

Que ce soit sur un chantier à Grenoble ou dans une maison du Vercors, je suis toujours le même protocole. Voici les étapes que j’applique systématiquement pour un déplacement de prise électrique conforme et sécurisé.

1. Repérage et diagnostic du circuit

Avant de toucher à quoi que ce soit, j’identifie le circuit qui alimente la prise : quel disjoncteur, quelle section de câble, combien de prises sont déjà raccordées dessus. J’utilise un détecteur de câbles pour repérer le cheminement dans le mur et éviter de couper un circuit voisin pendant la saignée.

2. Coupure et consignation

Je coupe le disjoncteur correspondant au circuit, puis je vérifie l’absence de tension avec un VAT (vérificateur d’absence de tension). Je pose une étiquette de consignation sur le tableau pour éviter toute remise sous tension accidentelle. Ce point est capital : j’ai déjà vu des bricoleurs se contenter de couper l’interrupteur mural, ce qui ne protège en rien contre un retour de courant.

3. Dépose de l’ancienne prise

Je démonte le mécanisme, je déconnecte les fils (phase, neutre, terre) et je retire le boîtier d’encastrement si nécessaire. Si l’ancien emplacement n’est pas réutilisé, je pose un boîtier de dérivation à la place pour y effectuer la jonction, ou je rebouche proprement si le câble est reconduit intégralement vers le nouveau point.

Découpe du boîtier d'encastrement pour la nouvelle prise dans du placo
Découpe du boîtier d’encastrement pour la nouvelle prise dans du placo

4. Passage du câble

Selon la technique retenue (saignée ou goulotte), je tire le câble en 2,5 mm² (trois conducteurs : phase, neutre, terre) dans une gaine ICTA de diamètre 20 mm. En cloison creuse, j’utilise un aiguilleur pour passer le câble dans le vide entre les montants. En maçonnerie, la rainureuse fait le travail.

5. Pose du nouveau boîtier et raccordement

Je perce l’emplacement du nouveau boîtier à la scie cloche de 67 mm (standard pour les boîtiers d’encastrement). Le raccordement se fait avec des bornes automatiques (type Wago) ou des bornes à vis selon le mécanisme choisi. Je respecte le code couleur : rouge ou marron pour la phase, bleu pour le neutre, vert-jaune pour la terre.

6. Vérification et remise sous tension

Avant de refermer, je vérifie la continuité du circuit au multimètre, le serrage de chaque borne et l’absence de court-circuit. Je remets le disjoncteur, je teste la prise avec un testeur de prise qui contrôle la présence de la terre, la polarité et le bon fonctionnement du différentiel. C’est seulement après ces vérifications que je referme la goulotte ou que je lance l’enduit de rebouchage.

7. Finitions

En cas de saignée, je rebouche à l’enduit de rebouchage, je ponce après séchage (24 à 48 h) et je reprends la peinture ou le revêtement. Pour un branchement de prise en goulotte, la finition est immédiate.

Prix du déplacement d’une prise électrique en 2026

La question revient à chaque devis : combien coûte le déplacement d’une prise de courant ? La réponse dépend de la technique, de la longueur de câble et de l’état de l’installation existante. Voici les fourchettes que je pratique en Isère, cohérentes avec ce que j’observe chez mes confrères.

Prestation Fournitures Main-d’œuvre Total TTC
Déplacement simple (10-30 cm, placo) 15 à 30 € 50 à 90 € 65 à 120 €
Déplacement avec saignée (30 cm à 1 m, placo) 20 à 40 € 80 à 140 € 100 à 180 €
Déplacement avec saignée (maçonnerie) 25 à 50 € 120 à 300 € 145 à 350 €
Déplacement en goulotte (jusqu’à 3 m) 25 à 45 € 40 à 100 € 65 à 145 €
Création d’un nouveau circuit au tableau 40 à 80 € 80 à 150 € 120 à 230 €
Reprise peinture / enduit (par m²) 5 à 15 € 15 à 30 € 20 à 45 € / m²

Le déplacement de compteur est une prestation bien différente : si votre projet nécessite aussi de repositionner le compteur Linky, consultez mon guide sur le déplacement de compteur Linky pour connaître les démarches auprès d’Enedis.

À ces tarifs, ajoutez le déplacement de l’artisan (entre 30 et 50 € en agglomération grenobloise, parfois inclus dans le forfait) et la TVA à 10 % applicable en rénovation de logements de plus de deux ans, conformément aux dispositions de l’article 279-0 bis du Code général des impôts.

Faire soi-même ou passer par un électricien ?

La question revient souvent : puis-je déplacer une prise électrique moi-même ? Légalement, rien ne l’interdit dans votre propre logement. Mais en pratique, je vous recommande de bien peser les risques avant de vous lancer.

Ce que vous pouvez faire vous-même

Si vous êtes à l’aise avec les bases de l’électricité et que vous disposez du matériel adéquat (VAT, multimètre, outillage isolé), un déplacement simple en goulotte sur une courte distance est techniquement accessible. Les étapes du montage d’une prise sont documentées et les mécanismes à bornes automatiques facilitent le raccordement.

Quand faire appel à un professionnel

Je recommande de passer par un électricien qualifié dans les cas suivants :

  • Déplacement nécessitant une saignée dans un mur porteur (risque structurel)
  • Circuit déjà chargé à 8 prises nécessitant un nouveau départ au tableau
  • Intervention dans une salle de bain (volumes de sécurité stricts)
  • Installation ancienne sans conducteur de terre (câblage en bifilaire)
  • Logement en location (le propriétaire doit valider et l’intervention doit être conforme)
  • Vente prévue à court terme (un travail non conforme sera relevé au diagnostic électrique obligatoire)

L’assurance habitation peut refuser de couvrir un sinistre électrique si l’installation a été modifiée par un non-professionnel sans respect des normes. C’est un risque que je déconseille fortement, surtout quand le coût d’un déplacement professionnel reste modéré.

Prise déplacée en goulotte le long de la plinthe pour un coin bureau
Prise déplacée en goulotte le long de la plinthe pour un coin bureau

Les erreurs fréquentes que je constate sur le terrain

En vingt-trois ans de métier, j’ai vu passer des installations qui feraient frémir n’importe quel contrôleur Consuel. Voici les erreurs les plus courantes que je rencontre lors de déplacements de prises réalisés sans professionnel.

  • Dominos dans le mur sans boîtier de dérivation : c’est l’erreur numéro un. Les connexions doivent rester accessibles via un boîtier de dérivation. Un domino enfoui sous l’enduit, c’est un point chaud potentiel impossible à inspecter
  • Câble sous-dimensionné : utiliser du 1,5 mm² pour alimenter une prise 16 A sur un circuit protégé en 20 A. Le câble chauffe, l’isolant se dégrade, le risque d’incendie augmente
  • Absence de conducteur de terre : certains bricoleurs prolongent les deux fils (phase et neutre) en oubliant la terre. C’est une faute grave qui annule la protection différentielle
  • Raccordement en série depuis une prise existante sans vérifier le nombre total de points sur le circuit. Au-delà de 8, le disjoncteur est sous-dimensionné pour la charge potentielle
  • Saignée horizontale à mi-hauteur : la norme autorise les saignées verticales depuis le sol ou le plafond, et les saignées horizontales uniquement dans les 30 cm sous le plafond ou au-dessus du sol. Une saignée horizontale à 1 m de haut, c’est un clou planté dedans dans six mois
  • Gaine non protégée dans les traversées de cloison : le câble doit circuler dans une gaine ICTA du tableau jusqu’au boîtier, sans interruption

Si vous constatez l’une de ces situations chez vous, c’est le signe qu’une mise aux normes électriques plus large est probablement nécessaire. Selon les recommandations du ministère de la Transition écologique sur le diagnostic électrique, toute installation de plus de 15 ans doit faire l’objet d’un contrôle avant vente ou mise en location.

Cas particuliers : placo, cuisine, salle de bain

Déplacement de prise dans du placo

Le placo (cloison en plaques de plâtre sur ossature métallique) est le cas le plus simple. Le vide entre les deux plaques permet de faire circuler la gaine sans saignée visible. Je découpe le nouveau trou à la scie cloche, j’utilise un tire-fil pour passer le câble entre les montants et je pose un boîtier à griffes qui se plaque contre la plaque de plâtre. La seule difficulté : les montants métalliques peuvent bloquer le passage. Dans ce cas, je perce le montant avec un foret métal et je protège la gaine avec un passe-câble.

Cuisine : les prises du plan de travail

En cuisine, la norme NF C 15-100 impose au moins 4 prises au-dessus du plan de travail, positionnées entre 8 et 25 cm au-dessus de la surface. Un réagencement de cuisine implique souvent de déplacer ces prises pour les aligner avec le nouveau plan. Attention : les prises situées au-dessus d’un évier ou d’une plaque de cuisson sont interdites. Si votre cuisine comprend des appareils puissants (four, lave-vaisselle), vérifiez que chaque circuit dédié dispose de son propre disjoncteur adapté.

Salle de bain : les volumes de sécurité

C’est le cas le plus contraint. La réglementation des installations électriques dans les locaux contenant une baignoire ou une douche définit des volumes de sécurité stricts :

  • Volume 0 (intérieur de la baignoire ou du receveur) : aucun équipement électrique autorisé
  • Volume 1 (au-dessus de la baignoire, 2,25 m de haut) : uniquement des appareils TBTS 12 V
  • Volume 2 (60 cm autour de la baignoire) : luminaires de classe II, prises rasoir avec transformateur de séparation
  • Hors volume (au-delà de 60 cm) : prises classiques autorisées, protégées par un différentiel 30 mA

Déplacer une prise dans une salle de bain sans maîtriser ces volumes, c’est risquer un accident grave. Je recommande systématiquement l’intervention d’un professionnel dans cette pièce.

Prise de force et circuits spéciaux

Si le déplacement concerne une prise de force (triphasé ou 32 A monophasé), les contraintes sont différentes : section de câble en 6 mm² minimum, disjoncteur dédié, parfois modification du tableau. Ce type d’intervention relève exclusivement du professionnel.

À retenir

  • Coupez toujours le disjoncteur du circuit concerné et vérifiez l’absence de tension au VAT avant de toucher aux fils
  • Utilisez exclusivement du câble 2,5 mm² en trois conducteurs (phase, neutre, terre) pour les prises 16 A, sous gaine ICTA
  • Ne dépassez jamais 8 prises par circuit protégé en 20 A ; au-delà, créez un nouveau départ au tableau
  • Toute connexion doit rester accessible dans un boîtier de dérivation ; jamais de dominos enfouis sous l’enduit
  • En salle de bain, respectez scrupuleusement les volumes de sécurité : pas de prise à moins de 60 cm de la baignoire ou de la douche

Questions fréquentes


Est-il possible de déplacer une prise électrique ?

Oui, c’est tout à fait possible et c’est même l’une des interventions les plus courantes en rénovation électrique. Le déplacement peut se faire par saignée (résultat invisible) ou en apparent via une goulotte. La seule condition est de respecter la norme NF C 15-100 : hauteur minimale de 5 cm, maximum 8 prises par circuit en 2,5 mm², et respect des volumes de sécurité dans les pièces d’eau. L’ancienne prise est soit supprimée et rebouchée, soit convertie en boîtier de dérivation accessible.


Puis-je déplacer une prise électrique moi-même ?

Légalement, rien ne vous l’interdit dans votre propre logement. En pratique, un déplacement simple en goulotte sur courte distance est accessible si vous disposez d’un VAT, d’un multimètre et que vous maîtrisez les bases. En revanche, dès qu’il s’agit d’une saignée, d’une salle de bain, d’un circuit à créer au tableau ou d’une installation ancienne sans terre, je recommande fortement de faire appel à un électricien. Une erreur de raccordement peut entraîner un risque d’incendie ou d’électrocution, et votre assurance habitation pourrait refuser la prise en charge.


Quel est le prix du déplacement d’une prise de courant ?

En 2026, comptez entre 65 et 120 € TTC pour un déplacement simple en cloison placo, entre 100 et 180 € avec saignée dans du placo, et entre 145 et 350 € pour une saignée en maçonnerie (brique, parpaing, béton). Un passage en goulotte revient entre 65 et 145 €. À cela peut s’ajouter le coût d’un nouveau départ au tableau (120 à 230 €) si le circuit est déjà saturé, et la reprise des finitions (peinture, enduit) entre 20 et 45 € par m².


Quelle est la norme pour l’emplacement des prises électriques ?

La norme NF C 15-100 fixe les règles d’emplacement. L’axe d’une prise 16 A doit être à minimum 5 cm du sol fini (12 cm pour une prise 32 A). En cuisine, il faut au moins 4 prises au-dessus du plan de travail, entre 8 et 25 cm de la surface. En salle de bain, les prises classiques sont interdites dans un rayon de 60 cm autour de la baignoire ou de la douche (volumes 0, 1 et 2). Chaque circuit de prises en 2,5 mm² est limité à 8 points et protégé par un disjoncteur 20 A.


Comment déplacer une prise électrique sans saignée ?

La solution la plus courante est d’utiliser une goulotte ou moulure PVC fixée en saillie le long du mur ou de la plinthe. Le câble 2,5 mm² circule à l’intérieur jusqu’au nouvel emplacement. C’est rapide, propre et ne nécessite aucun travail de maçonnerie. En cloison placo, une alternative consiste à passer le câble dans le vide derrière la plaque de plâtre, ce qui donne un résultat encastré sans saignée. Pour un déplacement de seulement 10 cm, un simple boîtier de dérivation à l’ancien emplacement et un court tronçon de câble suffisent.


Faut-il un Consuel pour le déplacement d’une prise ?

Non, le Consuel (attestation de conformité) n’est pas requis pour un simple déplacement de prise dans un logement existant. Il est obligatoire uniquement pour les installations neuves ou les rénovations lourdes avec création d’un nouveau branchement Enedis. En revanche, si vous vendez ou louez votre logement, le diagnostic électrique obligatoire contrôlera la conformité de votre installation, y compris les prises déplacées. Un travail réalisé dans les règles de l’art passera ce contrôle sans difficulté.


Laurent Vidal
Laurent Vidal

Laurent Vidal est artisan électricien indépendant en Isère depuis 2003. CAP et BP d'électricité, certifié RGE et Qualifelec, il intervient sur tout le département 38 en rénovation électrique, mise aux normes NF C 15-100, installations de bornes de recharge et dépannage urgent. Électricien 38 est son carnet technique en ligne.