Dans cet article
- Le câblage d’une prise renforcée Green’up ou d’une borne de recharge nécessite un circuit dédié depuis le tableau électrique, protégé par un disjoncteur courbe C et un différentiel de type A ou F
- La section de câble minimale est de 2,5 mm² pour une prise 16 A et de 10 mm² pour une borne 32 A en monophasé 7 kW, selon la norme NF C 15-100
- Brancher une voiture électrique sur une prise domestique classique est fortement déconseillé : risque de surchauffe, temps de charge de plus de 30 heures pour une batterie de 50 kWh
- L’installation d’une borne de recharge supérieure à 3,7 kW doit obligatoirement être réalisée par un électricien qualifié IRVE depuis le décret du 12 janvier 2017
- Un schéma en triphasé 11 kW ou 22 kW exige un câble 5G6 ou 5G10 et un disjoncteur tétrapolaire adapté, avec une vérification préalable de la puissance souscrite
- Le coût d’installation oscille entre 350 € pour une prise renforcée et 1 500 à 2 800 € pour une borne wallbox 7 à 22 kW, hors aides et crédit d’impôt
Sommaire
- Pourquoi un circuit dédié est indispensable
- Schéma électrique d’une prise renforcée en monophasé
- Schéma d’une borne de recharge 7 kW en monophasé
- Schéma d’une borne de recharge triphasé 11 à 22 kW
- Section de câble et protections : tableau récapitulatif
- Norme NF C 15-100 et qualification IRVE
- Peut-on brancher sa voiture sur une prise normale ?
- Installer soi-même ou faire appel à un professionnel ?
- Coût d’installation et aides disponibles
Depuis que j’installe des bornes de recharge IRVE en Isère, je constate que la question du schéma électrique revient systématiquement. Les propriétaires de véhicules électriques veulent comprendre comment le câblage fonctionne avant de signer un devis. C’est une démarche que j’encourage : un schéma clair, c’est la garantie d’une installation sûre et conforme.
Pourquoi un circuit dédié est indispensable
Une voiture électrique consomme entre 2 300 W et 22 000 W selon le mode de charge. C’est l’équivalent d’un chauffe-eau qui tournerait pendant des heures. Sur un circuit partagé avec d’autres appareils, le risque de surchauffe du câble est réel, et le disjoncteur dédié comme pour une machine à laver n’est pas un luxe mais une obligation normative.
La norme NF C 15-100, dans sa section 722 spécifique aux infrastructures de recharge, impose un circuit spécialisé depuis le tableau électrique. Concrètement, cela signifie :
- Un câble qui part directement du tableau, sans dérivation
- Un disjoncteur dédié (pas de partage avec la prise de la cuisine ou du garage)
- Un interrupteur différentiel de type A (ou type F) qui détecte les courants de fuite continus générés par le chargeur embarqué du véhicule
- Un dispositif de coupure accessible à proximité du point de charge
J’ai vu des installations où la voiture était branchée sur un circuit existant partagé avec l’éclairage du garage. Au bout de trois mois, la gaine avait noirci au niveau des connexions dans la boîte de dérivation. Ce genre de situation peut dégénérer en incendie. Le circuit dédié n’est pas négociable.
Voir aussi Consommation d’une climatisation pour 100 m² : calcul et facture annuelle
Schéma électrique d’une prise renforcée en monophasé
La prise renforcée (type Green’up de Legrand ou équivalent Schneider/Hager) est la solution la plus simple pour charger à domicile. Elle délivre 3,2 kW en 14 A continu sur un circuit monophasé 230 V. C’est suffisant pour récupérer environ 150 km d’autonomie en une nuit de charge.
Voici le schéma de principe que je réalise sur chantier :
Du tableau électrique à la prise renforcée :
- Interrupteur différentiel 40 A type A en tête de rangée (obligatoire pour détecter les composantes continues)
- Disjoncteur courbe C 20 A (calibre imposé par la norme pour une prise renforcée 16 A)
- Câble R2V 3G2,5 mm² (phase, neutre, terre) en cheminement continu jusqu’à la prise
- Prise renforcée 16 A avec terre, fixée entre 0,05 m et 1,30 m du sol fini
Points essentiels sur ce schéma : le câble ne doit comporter aucune boîte de dérivation entre le tableau et la prise. Si la distance dépasse 25 mètres, je recommande de passer en section 4 mm² pour limiter la chute de tension. Dans un tableau électrique de maison 100 m² correctement dimensionné, il reste généralement de la place pour ajouter ce circuit sans difficulté.
La prise renforcée communique avec le câble de charge du véhicule via un signal pilote qui limite l’intensité à 14 A au lieu des 16 A théoriques. Cette marge de sécurité protège l’installation contre les échauffements liés à une utilisation prolongée.
Schéma d’une borne de recharge 7 kW en monophasé
La borne wallbox 7 kW est le standard pour la recharge résidentielle en monophasé. Elle tire 32 A en continu, ce qui permet de récupérer environ 40 km d’autonomie par heure de charge. Une batterie de 50 kWh se recharge complètement en 7 à 8 heures.
Schéma de principe borne monophasée 7 kW :
- Interrupteur différentiel 40 A type A (ou type F si le fabricant de la borne l’exige)
- Disjoncteur courbe C 40 A dédié au circuit de la borne
- Câble R2V 3G10 mm² (phase, neutre, terre) du tableau jusqu’à la borne
- Borne wallbox fixée au mur, raccordée selon les bornes L, N, PE du fabricant
La section de 10 mm² est impérative pour supporter 32 A en continu sur la durée. J’ai vu des installations réalisées en 6 mm² : elles fonctionnent techniquement, mais la norme exige du 10 mm² pour ce calibre de disjoncteur en installation fixe, et l’échauffement du câble à pleine charge est mesurable au thermomètre infrarouge. Certains fabricants comme Schneider (gamme EVlink) ou Wallbox (Pulsar Plus) fournissent des notices détaillées qui confirment ces sections.
Pour le différentiel, la distinction est importante. Un différentiel de type AC classique ne détecte pas les fuites de courant continu que génèrent les chargeurs embarqués des véhicules. Le type A détecte les courants de fuite à composante continue pulsée. Le type F va plus loin en détectant aussi les hautes fréquences. Consultez la notice de votre borne pour savoir lequel est requis. Pour en savoir plus sur les bornes disponibles et leurs tarifs, je vous invite à consulter mon comparatif des offres de bornes IRVE.
Schéma d’une borne de recharge triphasé 11 à 22 kW
Le triphasé permet de monter en puissance : 11 kW (3 × 16 A) ou 22 kW (3 × 32 A). C’est la configuration que je pose dans les maisons déjà alimentées en triphasé, ce qui est fréquent en Isère dans les constructions équipées de chauffage électrique puissant ou de pompes à chaleur. Si vous souhaitez comprendre la logique d’un tableau électrique triphasé, j’ai rédigé un guide dédié.
Schéma de principe borne triphasée 22 kW :
- Interrupteur différentiel tétrapolaire 40 A type A (4 pôles : 3 phases + neutre)
- Disjoncteur tétrapolaire courbe C 40 A pour une borne 22 kW (ou 20 A pour une 11 kW)
- Câble R2V 5G10 mm² pour 22 kW (L1, L2, L3, N, PE) ou 5G6 mm² pour 11 kW
- Borne wallbox triphasée raccordée sur les bornes L1, L2, L3, N, PE
En triphasé, l’équilibrage des phases devient critique. Une borne de 22 kW tire 32 A sur chacune des trois phases simultanément. Si votre abonnement est en 12 kVA triphasé (soit 20 A par phase), la borne fera systématiquement disjoncter le compteur. Il faut donc vérifier la puissance souscrite auprès d’Enedis et, si nécessaire, demander un passage en 24 kVA ou 36 kVA.
Je conseille souvent d’installer un délesteur ou de choisir une borne avec gestion dynamique de la charge. Ce dispositif ajuste automatiquement la puissance de charge en fonction de la consommation du reste de la maison, évitant ainsi les coupures. C’est un investissement de 100 à 300 € supplémentaires qui évite de souscrire un abonnement plus cher.
Voir aussi Consommation électrique d’un lave-vaisselle : coût réel par cycle
Section de câble et protections : tableau récapitulatif
Voici le tableau que j’utilise pour dimensionner rapidement mes installations. Il résume les exigences de la norme NF C 15-100 section 722 et les préconisations des principaux fabricants de bornes.
| Type d’installation | Puissance | Intensité | Section câble | Disjoncteur | Différentiel |
|---|---|---|---|---|---|
| Prise renforcée monophasée | 3,2 kW | 14 A | 2,5 mm² (R2V 3G2,5) | Courbe C 20 A | Type A 40 A |
| Borne monophasée 3,7 kW | 3,7 kW | 16 A | 2,5 mm² (R2V 3G2,5) | Courbe C 20 A | Type A 40 A |
| Borne monophasée 7,4 kW | 7,4 kW | 32 A | 10 mm² (R2V 3G10) | Courbe C 40 A | Type A 40 A |
| Borne triphasée 11 kW | 11 kW | 3 × 16 A | 6 mm² (R2V 5G6) | Tétra courbe C 20 A | Type A tétra 40 A |
| Borne triphasée 22 kW | 22 kW | 3 × 32 A | 10 mm² (R2V 5G10) | Tétra courbe C 40 A | Type A tétra 40 A |
Ces valeurs s’entendent pour des longueurs de câble inférieures à 25 mètres. Au-delà, il faut augmenter la section pour compenser la chute de tension. Sur un chantier récent à Voiron, le garage était à 35 mètres du tableau : j’ai posé du 16 mm² au lieu du 10 mm² pour garantir une tension correcte en bout de ligne. La réglementation relative aux infrastructures de recharge précise que le dimensionnement doit tenir compte de la longueur réelle du circuit.
Norme NF C 15-100 et qualification IRVE
La norme NF C 15-100, et plus précisément sa section 722, encadre l’installation des systèmes de recharge pour véhicules électriques dans les bâtiments résidentiels. Cette section, mise à jour en 2019, impose des exigences précises que je respecte sur chaque chantier :
- Circuit dédié depuis l’origine de l’installation (tableau principal ou divisionnaire)
- Protection différentielle de type A minimum pour chaque point de charge
- Dispositif de coupure d’urgence accessible sans clé à proximité du point de charge
- Identification du circuit par une étiquette sur le tableau électrique mentionnant « IRVE » ou « Recharge VE »
- Hauteur de la prise ou du connecteur entre 0,50 m et 1,30 m du sol
Depuis le décret n° 2017-26 du 12 janvier 2017, toute installation de borne d’une puissance supérieure à 3,7 kW doit être réalisée par un électricien titulaire de la qualification IRVE (Infrastructure de Recharge pour Véhicules Électriques). Cette qualification, délivrée par Qualifelec ou l’AFNOR, atteste d’une formation spécifique sur les protocoles de communication véhicule-borne, la gestion de l’énergie et les normes de sécurité propres à la recharge.
En tant qu’artisan certifié RGE et Qualifelec, je suis habilité à poser tous les types de bornes, de la simple prise renforcée à la borne 22 kW triphasée. La qualification IRVE n’est pas qu’un bout de papier : elle garantit que l’installateur connaît les subtilités du protocole de charge (signal pilote, PWM), les compatibilités entre bornes et véhicules, et les règles de mise à la terre spécifiques. Selon les données disponibles sur le site du ministère de la Transition écologique, plus de 100 000 bornes privées ont été installées en France en 2025.
Peut-on brancher sa voiture sur une prise normale ?
C’est la question que l’on me pose le plus souvent. Techniquement, oui, c’est possible. Tous les véhicules électriques sont livrés avec un câble de charge occasionnel (EVSE portable) équipé d’une fiche domestique. Mais ce n’est pas parce que c’est possible que c’est recommandé.
Une prise domestique standard 16 A est conçue pour des utilisations intermittentes : un aspirateur pendant 30 minutes, un fer à repasser pendant une heure. La recharge d’un véhicule électrique sollicite cette prise à 10 A pendant 15 à 30 heures d’affilée. À cette intensité prolongée, les contacts s’échauffent, la résistance de contact augmente, et le risque de fusion du plastique est réel.
J’ai relevé des températures de 85 °C sur des prises domestiques utilisées pour la recharge quotidienne, alors que le point de ramollissement du polycarbonate se situe autour de 130 °C. La marge existe, mais elle fond avec l’usure des contacts et la poussière accumulée. Les fabricants automobiles eux-mêmes déconseillent cette pratique dans leurs manuels d’utilisation.
Ma recommandation est claire : utilisez au minimum une prise renforcée Green’up. Son coût d’installation est modeste (entre 350 et 500 €), et elle offre une sécurité incomparablement supérieure grâce à ses contacts renforcés, son obturateur et sa communication avec le câble de charge. C’est le compromis idéal pour ceux qui ne souhaitent pas investir dans une borne wallbox complète.
Installer soi-même ou faire appel à un professionnel ?
La réponse dépend du type d’installation. Pour une prise renforcée (puissance ≤ 3,7 kW), la loi n’impose pas de qualification IRVE. Un particulier ayant de solides connaissances en électricité peut théoriquement la poser lui-même, à condition de respecter la norme NF C 15-100 : circuit dédié, section de câble correcte, différentiel type A.
Cependant, je déconseille cette approche pour plusieurs raisons pratiques :
- L’assurance habitation peut refuser la prise en charge d’un sinistre si l’installation n’a pas été réalisée par un professionnel qualifié
- Le crédit d’impôt de 500 € (CITE borne de recharge, prolongé jusqu’en 2026) exige une installation par un électricien qualifié IRVE
- Le Consuel (organisme de contrôle de la conformité) peut demander une attestation de conformité pour toute modification du tableau électrique
- En copropriété, le « droit à la prise » nécessite une étude technique préalable et un schéma validé
Pour toute borne de puissance supérieure à 3,7 kW (soit la quasi-totalité des wallbox du marché), c’est non négociable : seul un électricien IRVE est autorisé à réaliser l’installation. Ce document est indispensable pour l’assurance et pour la revente du bien.
Si vous disposez déjà d’un tableau bien dimensionné, l’ajout d’un circuit de recharge ne pose généralement pas de difficulté majeure. Mais si le tableau est ancien ou saturé, il faudra peut-être envisager l’alimentation d’un deuxième tableau électrique dédié au garage ou à l’abri de charge.
Coût d’installation et aides disponibles
Voici les fourchettes de prix que je pratique en Isère, fournitures et main-d’œuvre comprises. Ces tarifs correspondent à des installations standard (distance tableau-borne inférieure à 15 mètres, pas de tranchée extérieure).
| Prestation | Prix TTC (fourchette) | Délai moyen |
|---|---|---|
| Prise renforcée Green’up + circuit dédié | 350 à 550 € | Demi-journée |
| Borne wallbox 7 kW monophasée + circuit | 1 200 à 1 800 € | 1 journée |
| Borne wallbox 11 kW triphasée + circuit | 1 500 à 2 200 € | 1 journée |
| Borne wallbox 22 kW triphasée + circuit | 1 800 à 2 800 € | 1 à 2 journées |
| Supplément tranchée extérieure (au mètre linéaire) | 35 à 70 € / ml | Variable |
| Supplément passage de câble en vide sanitaire | 150 à 350 € | Variable |
Côté aides financières, plusieurs dispositifs sont cumulables :
- Crédit d’impôt borne de recharge : 500 € par point de charge (plafonné), accessible sans condition de revenus. La borne doit être installée par un professionnel IRVE.
- Prime ADVENIR : jusqu’à 960 € pour les copropriétés (parties communes) et jusqu’à 1 660 € pour les bornes accessibles au public. Les maisons individuelles ne sont plus éligibles depuis 2024.
- TVA à 5,5 % applicable si la borne est installée dans un logement achevé depuis plus de 2 ans, dans le cadre de travaux d’amélioration énergétique.
- Certaines collectivités locales proposent des aides complémentaires. En Isère, Grenoble Alpes Métropole a mis en place un dispositif d’accompagnement pour les copropriétés. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou sur le site de l’ADEME pour connaître les aides disponibles dans votre secteur.
Sur un projet récent à Meylan, le client a installé une borne 7 kW à 1 450 € TTC. Après déduction du crédit d’impôt de 500 €, son reste à charge était de 950 €. Rapporté à l’économie de carburant (environ 1 200 € par an pour 15 000 km), l’investissement est rentabilisé en moins d’un an. Pour coupler votre borne avec une installation solaire et maximiser l’autoconsommation, consultez mon guide sur le schéma de raccordement de panneaux solaires au tableau électrique.
Si vous envisagez d’utiliser des bornes de recharge en dehors de chez vous pour compléter vos besoins, j’ai rédigé des guides sur les bornes IRVE et leurs tarifs ainsi que sur les bornes avec paiement par carte bancaire pour trouver facilement un point de charge sur la route.
À retenir
- Exigez un circuit dédié depuis le tableau avec un câble continu sans dérivation, un disjoncteur adapté et un différentiel de type A minimum
- La section de câble doit être de 10 mm² pour une borne 7 kW monophasée (32 A) ; ne jamais descendre en dessous sous prétexte d’économie
- Vérifiez votre puissance d’abonnement avant d’installer une borne triphasée : un abonnement 12 kVA ne supporte pas une borne 22 kW
- Faites réaliser l’installation par un électricien qualifié IRVE pour bénéficier du crédit d’impôt de 500 € et sécuriser votre assurance habitation
- Privilégiez une prise renforcée à 350 € plutôt qu’une prise domestique classique : la différence de sécurité est considérable pour un coût modeste
Questions fréquentes
Quelle section de câble pour prise voiture électrique ?
Pour une prise renforcée 16 A (3,2 kW), la section minimale est de 2,5 mm² en câble R2V 3G2,5. Pour une borne wallbox 32 A (7,4 kW) en monophasé, il faut du 10 mm² (R2V 3G10). En triphasé 22 kW, le câble passe en 5G10 mm². Ces valeurs sont valables pour des longueurs inférieures à 25 mètres. Au-delà, il faut augmenter d’un cran la section pour compenser la chute de tension.
Puis-je brancher ma voiture électrique sur une prise normale ?
Techniquement oui, mais c’est fortement déconseillé. Une prise domestique standard n’est pas conçue pour supporter une charge continue de 10 A pendant 15 à 30 heures. Les contacts s’échauffent, le risque de surchauffe et d’incendie est réel. Les constructeurs automobiles déconseillent eux-mêmes cette pratique. Au minimum, installez une prise renforcée Green’up (350 à 550 €) qui offre des contacts adaptés et un limiteur d’intensité intégré.
Est-il possible d’installer soi-même une borne de recharge pour voiture électrique ?
Pour une prise renforcée (≤ 3,7 kW), la loi ne l’interdit pas, mais l’assurance habitation et le bénéfice du crédit d’impôt exigent un professionnel. Pour toute borne de puissance supérieure à 3,7 kW, le décret du 12 janvier 2017 impose obligatoirement l’intervention d’un électricien qualifié IRVE. Cette qualification garantit le respect de la norme NF C 15-100 section 722 et la compatibilité avec le protocole de communication du véhicule.
Quelle est la norme d’installation pour un chargeur de voiture électrique ?
La norme applicable est la NF C 15-100, section 722, spécifique aux installations de recharge pour véhicules électriques. Elle impose un circuit dédié, un différentiel de type A (ou F), un disjoncteur calibré selon l’intensité de charge, et un dispositif de coupure accessible. Le décret n° 2017-26 complète cette norme en rendant obligatoire la qualification IRVE de l’installateur pour les bornes de plus de 3,7 kW.
Faut-il augmenter la puissance de son abonnement électrique pour installer une borne ?
Pas forcément. Une prise renforcée (3,2 kW) ou une borne 3,7 kW fonctionne avec un abonnement 6 kVA standard si la charge se fait la nuit (heures creuses). Une borne 7 kW nécessite généralement un abonnement de 9 à 12 kVA. En triphasé 22 kW, prévoyez au moins 24 kVA. L’alternative est d’installer un délesteur qui ajuste la puissance de charge en fonction de la consommation du foyer.
Combien coûte l’installation d’une borne de recharge à domicile ?
Comptez entre 350 et 550 € pour une prise renforcée, entre 1 200 et 1 800 € pour une borne wallbox 7 kW, et entre 1 800 et 2 800 € pour une borne 22 kW triphasée. Le crédit d’impôt de 500 € par point de charge réduit significativement le reste à charge. Ces tarifs incluent les fournitures, la main-d’œuvre et l’attestation de conformité.
Laurent Vidal est artisan électricien indépendant en Isère depuis 2003. Il intervient sur la rénovation électrique, la mise aux normes et les bornes de recharge, et tient son carnet technique en ligne.
Sources
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